Scanreigh et Biver

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vendredi, novembre 10 2017

Si le lecteur de "L'Avaleur avalé" demande à voir

Voici de quoi élargir le champ visuel du lecteur de l‘Avaleur avalé. Les illustrations du livre font exclusivement référence aux “squiggles” (18 specimens !) Ce billet propose d’y ajouter d’autres références visuelles abordées par l’auteur… que voici :

caravage
Pages 14 à 21 : L’incrédulité de St Thomas par Le Caravage

vue
page 21 : rencontre au musée des Beaux-Arts de Nîmes, 2009

tondo
Page 22 puis 26 et 27 : à propos de ton dos devant et la suite. L’auteur ignore sans doute que le collage en bas de ce tableau de 2006 (Ø 90 cm) provient d’un bois gravé qui représente un dos, une paire de fesses …

carnet
Page 23 : une tocade parmi d’autres, celle-ci de 2006 pour Jasper Johns, dessin à l’encre, sanguine, gouache et collage sur Ingres contrecollé, 38X28 cm

bois
page 33 : une chirurgie à la Frankenstein, ici sur bois de récupération. À gauche : L’Affiche en couleurs, 1994, (Recto et verso) Huile et collages sur bois, 150x58x15 cm. Collection Musée Paul Dini, Villefranche/Saône et à droite : Il répond par l’image, 1996, Huile et collages sur bois, 120x80 cm. Coll. particulière, Lyon

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Page 30 et 31 : L’incessant travail de reprise à partir des carnets. Ici un ivre de comptes du XIXe siècle, carnet de 103 dessins au crayons de couleur, graphite, encre et gouache, 32x15 cm

livre

Page 49 : Joël Vernet, Totems de sable, 1996, Fata Morgana, St-Clément-de-Rivière

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Pages 49 et 50 : à propos du fratras : Le Soir venu, 2007, Huile sur toile, 100x60 cm

Page 55: Le squiggle a l’œil projecteur intitulé Aime Van Gogh est reproduit à la page 41 du livre. Celui-ci lui ressemble avec son œil projecteur dédoublé. pic
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jeudi, novembre 9 2017

L'Avaleur avalé, Armand Dupuy, éd. Le Réalgar

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Armand Dupuy a écrit L’Avaleur avalé d’après des dessins sur planchettes de bois. A l’École des Beaux-arts de Nîmes où enseignait Scanreigh, elles étaient utilisées en guise de sous-main par les étudiants pour prendre des notes et, comme on s’en doute, ils les recouvraient de graffiti. Voyant que l’école les jetait, Scanreigh en a récupéré un certain nombre en 2010 et plus tard en 2014. Il a combiné les graffiti des tablettes avec ses propres dessins dans un geste à la fois ironique et bienveillant pour leurs auteurs. Ce sont devenus des « squiggles ». Ce nom fait référence au psychanalyste anglais Donald Winnicott qui se servait d’un jeu interactif à base de griffonnages (squiggles) avec ses jeunes patients. Prenant à son compte la fonction révélatrice des « squiggles », l’écrivain Armand Dupuy en a tiré, autant pour l’artiste que pour lui-même, un récit quasi autobiographique qui vient de paraître aux éditions Le Réalgar.

Armand Dupuy, L’Avaleur avalé
13x19 cm, 100 pages, 18 illustrations, 14 €
Les 30 premiers exemplaires sont accompagnés d’un “squiggle” au format du livre, 90 €
Editions le Réalgar
20 rue Blanqui, 42000 Saint-Etienne, 07 88 63 27 27, lerealgar@gmail.com
www.lerealgar-editions.fr

Cabinet d'amateur Paris, 10 ans !

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Le cabinet d’amateur fête en octobre ses dix ans d’existence. Patrice Chaurin a su mener sa barque pendant tout ce temps en sachant évoluer avec intelligence. Ses expositions sont courtes et percutantes. Il a trouvé son public qui le suit. Sa galerie est devenue un vrai lieu d’échanges et de rencontres. Pour l’anniversaire des 10 ans, cinquante artistes ont répondu a l’appel.

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L’exposition reflète les choix de Patrice Chaurin qui conjugue parfaitement bien éclectisme et cohérence. Bon vent pour la prochaine décennie !
Vernissage très animé, la galerie débordant de monde comme on peut s’en douter.
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Je pique la photo de Gaston F. Bergeret sur le site de Patrice Chaurin car elle est beaucoup plus belle que la mienne et que je m’y reconnais en figurante indisciplinée traversant le champ pour essayer de profiter des projecteurs du photographe.
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© Gaston F. Bergeret

La galerie édite deux catalogues pour l’occasion, l’un “événementiel” et l’autre “historique”:
« A / Z » - Catalogue de l’exposition des dix ans du cabinet d’amateur
« 7 / 17 » - Catalogue de dix ans d’expositions au cabinet d’amateur

Exposition du jeudi 12 au dimanche 22 octobre 2017
Le cabinet d’amateur, 12 rue de la Forge Royale
75011 Paris

dimanche, septembre 24 2017

Livres pauvres au Musée Paul Valéry, Sète

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Il est superbe le musée Paul Valéry sur sa terrasse surplombant le Cimetière marin et la Méditerranée ! Ce mois de septembre y accueille jusqu’en janvier la donation de 515 livres pauvres par Daniel Leuwers, critique, universitaire et poète. Et le vernissage à l’extérieur dans une ambiance estivale n’avait rien de “pauvre” ! Somptueux, décontracté, on y aurait passé la journée.

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Daniel Leuwers est-il l’inventeur du livre pauvre ? En tout cas, il a su lui donner ses lettres de noblesse. La pauvreté du livre pauvre ne va pas de soi, car chaque auteur, chaque artiste tente de relever le défi de rendre unique et désirable un simple bout de papier. Et ça marche, ça marche tellement bien que beaucoup de monde s’est engouffré dans ce concept par facilité et opportunisme alors que Daniel Leuwers revendique une véritable pensée sur cet objet, un engagement quasi politique, “faire simple”, “faire pauvre” contre l’arrogance possessive et le fétichisme bibliophilique qui marque souvent une revendication de statut social. Démarche que Scanreigh a fait sienne depuis longtemps avec ses livres d’artistes qu’il qualifie de “bibliophilie de poche”.

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La donation : 515 livres pauvres. Parmi les auteurs et les artistes contemporains, nombreux sont ceux qui se sont associés au projet initié par Daniel Leuwers :
Auteurs : Michel Butor, Pierre Bergounioux, Zéno Bianu, Michel Deguy, Pierre Dhainaut, Jean Joubert, Nuno Júdice, Gilbert Lascault, Cédric Lerible, Werner Lambersy, Salah Stétié, Frédéric-Jacques Temple.
Artistes : Jean Anguera, Jean-Gilles Badaire, Georges Badin, Pierre Dubrunquez, Rachid Koraïchi, Henri Maccheroni, Jean-Michel Marchetti, Stéphane Quoniam, Jean-Marc Scanreigh.

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Musée Paul Valéry
148, rue François Desnoyer – 34200 Sète - 04 99 04 76 16
Exposition 22 septembre 2017 au 7 janvier 2018
Trois ouvrages consacrés à ce qu’a initié Daniel Leuwers : Le catalogue de l’exposition édité par le musée : Le Livre pauvre autour de Paul Valery, 2017.
Chez Gallimard deux gros livres, l’un edité en 2008 et dejà présenté ici
et le second : Les très riches heures du Livre pauvre, Gallimard, 2011.

jeudi, septembre 21 2017

Signature à la librairie J.E. Huret, Paris

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Rencontre avec Scanreigh le vendredi 15 et samedi 16 septembre.

librairie
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Il faut demander à voir les 5 alphabets illustrés qui ont fait l’objet d’un ajout au catalogue à prix marqués
L’exposition est visible jusqu’au 30 septembre 2017

mardi, août 29 2017

Livres et carnets à la librairie Huret, Paris

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A propos de la présentation des livres et carnets de dessin à la librairie Jean-Étienne HURET voici l’avant -propos du catalogue qui dit tout:
“L’actuelle présentation de Scanreigh à la librairie Huret est le troisième épisode d’un feuilleton commencé à la Librairie Nicaise, boulevard Saint-Germain, au cours des années 2005 et 2006 et qui se poursuit onze ans plus tard rue de la Pompe. On y trouve à parts égales les livres d’artiste et les carnets de dessins de l’artiste. Ces derniers sont souvent d’anciens recueils aux pages minutieusement manuscrites que Scanreigh recouvre sans pitié de ses dessins. Devenus des réserves de motifs, ils servent à la composition de ses grands dessins et tableaux. Quand les carnets cessent d’être des outils de travail, ils accompagnent les estampes et les livres d’artistes dans les mêmes expositions. En 2006, on les a retrouvés chez Nicaise mais aussi à la galerie Solstices de Lille, puis au Cabinet d’amateur à Paris en 2011, la même année et la suivante, au Salon Chic Dessin de Paris où la galerie E.Couturier en avait fait une attraction en les présentant en très grand nombre.

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L’aventure des livres d’artistes, quant à elle, commence en 1976 ; elle sera stimulée par la collaboration avec les éditions Baby Lone de Strasbourg que dirige l’éditeur-poète-collectionneur Daniel Sardet. Cela donnera à partir de 1984 plusieurs livres d’une grande qualité bibliophilique. À l’inverse, au cours des années 90, Scanreigh fonde sur le mode de la débrouillardise une maison d’édition fantasque dont le nom et l’implantation géographique changent à chaque titre édité, une manière de rester artiste. La complicité de Scanreigh avec le monde de l’écriture lui vaut d’être régulièrement sollicité pour accompagner de ses dessins la plume des poètes et des écrivains. Il les a souvent convaincus de collaborer avec lui à des livres et des estampes à texte. Cette production a été présentée en 2000 à la Columbia University de New York. Il existe à l’heure actuelle pour les livres d’artiste et les estampes deux dépôts institutionnels, chacun ayant fait l’objet d’une exposition et d’un catalogue raisonné, respectivement à la bibliothèque de Lyon en 1988 et à la Bibliothèque-Carré d’Art de Nîmes en 2011. Par ailleurs, près de deux cents carnets de dessin sont présents dans le Fonds Michel Chomarat à la Bibliothèque de Lyon la Part-Dieu et cinquante à la Fondation Fata Morgana de Bruno Roy près de Montpellier.”

Il faut ajouter que la Librairie Jean-Étienne Huret est – entres autres– spécialisée dans les abécédaires et alphabets d’artistes. Scanreigh en a déjà présentés deux et ce mois de septembre, sept nouveaux alphabets sont à découvrir.

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Rencontre avec Scanreigh :
Vendredi 15 septembre en nocturne de 18 h à 21 h
Samedi après-midi le 16 septembre de 14 h à 18 h
Exposition du 8 au 30 septembre 2017
Publication d’un catalogue à prix marqués

Libraire Jean-Étienne Huret
9, rue de la Pompe, 75116 Paris
Tel: +33 (0)1 40 50 15 40
jehuret@wanadoo.fr — www.librairie-huret.fr
du mardi au samedi, de 14h à 18h, le matin sur rendez-vous
Métro :  Muette  — RER ligne C :  Boulainvilliers
Bus :  lignes 22, 32, 52, arrêt Muette — Parking payant :  78, rue de Passy


vendredi, juillet 21 2017

Musée Saint Roch d'Issoudun sur le thème du Tondo

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L’ exposition « Tour du monde en tondo » rassemble 50 œuvres rondes représentatives de divers courants artistiques du XXe siècle, 31 artistes proviennent de la collection Claude et France Lemand et les autres de collections publiques et privées. C’est une très belle exposition. On peut en juger en allant sur le site bibtv
Ce n’est pas injure de dire qu’Issoudun n’est pas une grande ville mais son musée Saint-Roch est sans conteste un “grand” musée. Il y avait en même temps que l’exposition sur le tondo une exposition sur André Masson du niveau de celles qu’on peut voir au Centre Pompidou.

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Musée de l’Hospice Saint Roch d’Issoudun
TOUR DU MONDE EN TONDO
50 artistes contemporains sur le thème du tondo
Du 30 Juin au 30 Décembre 2017
Entrée gratuite

Édition d’un catalogue
Format 21 x 29,7 cm, 120 pages
Historique du Tondo par Claude Lemand : de l’Antiquité à nos jours, avec une trentaine d’œuvres qui complètent celles de l’exposition.
Notices des artistes: Claude Lemand, Patrice Moreau, Yann Hendgen, Galerie Michel Giraud
Co-édition Musée de l’Hospice Saint-Roch, Issoudun et éditions CLEA, 2017
20 €

mardi, juin 6 2017

Galerie Claude Lemand, Paris 6e

En parallèle avec l’exposition thématique du musée d’Issoudun la galerie Claude Lemand présente les tondos de Dan BARICHASSE, 
Mahjoub BEN BELLA,
 DAHMANE,
 Saul KAMINER,
 Manabu KOCHI,
 Hussein MADI, 
Najia MEHADJI, 
Kevork MOURAD,
 Mario MURUA, 
Jean-Marc SCANREIGH

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Du 2 JUIN au 29 JUILLET 2017

Galerie Claude Lemand

16 rue Littré, 75006 Paris

Visites du mercredi au samedi de 15h à 18h.
Il est conseillé d’appeler préalablement au : +336 73 77 05 89

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vendredi, mai 19 2017

TOUR DU MONDE EN TONDO au musée d'Issoudun

Scanreigh participe à partir de cet été jusqu’à la fin de l’année à une grande exposition thematique sur le tondo. Cela s’inscrit pour lui dans une lointaine (2009 !) continuité avec l’exposition organisée par Pascal Trarieux au Musée des Beaux Arts de Nîmes. L’exposition rassemblera des formats ronds (peintures, bas-reliefs, estampes et photographies) d’une cinquantaine d’artistes contemporains issus, pour une trentaine d’entre eux, de la collection Claude et France Lemand.
Les 50 artistes de l’exposition sont originaires de 26 pays : Shafic Abboud, Pat Andrea, Assadour, Dia Al-Azzawi, Dan Barichasse, Farid Belkahia, Mahjoub Ben Bella, Abdallah Benanteur, Gianni Bertini, Pierre-Marc de Biasi, Zoulikha Bouabdellah, Jorge Camacho, Daniel Chompré, Philippe Cognée, Vincent Corpet, Marinette Cueco, Dahmane, César Doméla, Fritz Glarner, Henri Goetz, Saul Kaminer, Souleymane Keita, Joël Kermarrec, Mohammad O. Khalil, Kim En Joong, Peter Klasen, Manabu Kochi, Rachid Koraichi, Jean Le Moal, Bengt Lindström, Hussein Madi, Najia Mehadji, Jean-Michel Meurice, François Morellet, Kevork Mourad, Mario Murua, Bernard Rancillac, Guy de Rougemont, Georges Rousse, Abderrazak Sahli, Jean-Marc Scanreigh, Gérard Schlosser, Antonio Segui, Awad Al-Shimi, Hervé Télémaque, Gérard Titus-Carmel, Vladimir Velickovic, Claude Viallat, Jacques Villeglé, Charles Hossein Zenderoudi. 

Le catalogue publié a l’occasion présente un panorama historique de la forme ronde en art depuis l’Antiquité à nos jours.

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TOUR DU MONDE EN TONDO
Exposition du 30 juin au 30 décembre 2017
Musée de l’Hospice Saint-Roch
36105 ISSOUDUN Cedex
02 54 21 01 76
musee@issoudun.fr
https://www.museeissoudun.tv/adresse-et-horaires.html

Le rendez-vous lyonnais à la Galerie L'Antilope

Sans doute la 11e exposition chez François Jerôme Finas Audin et toujours le plaisir de renouer avec Lyon. Cette fois-ci, Scanreigh a rempli un mur avec la série des ardoises commencée en 2016 (s’agissant des huiles car des gouaches sur ardoises il y en a déjà eu en 2002 et d’inspiration érotique de surcroît). Pour faire contrepoint aux ardoises il a rempli un autre mur avec une grande bâche de 170 x 210 cm, une hérésie pour l’espace de l’Antilope plutôt habituée aux œuvres sur papier, mais François-Jérôme a accordé sans problème une dérogation.

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lundi, juin 6 2016

Sainte-Foy-lès-Lyon - Metamorphik Galerie (suite)

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C’est le même ? Oui c’est le même artiste ! Pour ceux qui ne connaissaient pas Scanreigh il a fallu préciser, bien évidemment… d’autant plus que les étapes intermédiaires du travail n’étaient pas présentes. Ce n’est pas le moindre mérite de la galerie Metamorphik que d’obliger a reparler du grand écart esthétique de Scanreigh.

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Les drapés abstraits des années 70 dont on voit ici des exemplaires au rez de chaussé sont vite devenus la « signature » du premier Scanreigh. Mais avec le temps leur mode de réalisation, très systématique et procédural, a poussé l’auteur à chercher une issue. Celle qu’il trouve au début des années 80 va le faire entrer à la dérobée dans le camp des néo-figuratifs et des néo-expressionnistes. Scanreigh n’en partage pas leurs références (le corps exacerbé, la BD, l’art de la rue, etc.) mais en partie leur contestation du minimalisme et du conceptuel. Pendant plusieurs années la mue qu’il opère procédera paradoxalement encore d’un regard matérialiste sur le « faire» dans la ligne du mouvement ”Supports/Surfaces” pour qui l’objet de la peinture est le fait pictural en tant que tel : la fabrique de l’art à l’exclusion de l’expressivité subjective… que la génération « néo » remet précisément en avant.
Un point de rencontre crucial avec les controverses esthétiques du moment se joue pour Scanreigh sur le terrain de l’édition d’art où il sera particulièrement actif. Ce sont les différentes techniques de l’estampe, leurs outils qui le font s’intéresser au trait, au dessin, au figurable. Elles lui fournissent un répertoire de tracés et de formes en attente de « quoi représenter ». Au début « le moins possible » comme par fidélité à un surmoi minimaliste mais déjà discrètement en butte avec le langage de la sculpture qu’il pratique à la charnière des années 70/80. De par les matériaux de récupération utilisés, cette sculpture est une proto-figuration. Scanreigh trouve que ses assemblages de férailles hirsutes « font des dessins dans le vide ». Degré zéro de la représentation peut être, mais ce sont ces sujets « insignifiants » nourris de la leçon stylistique des techniques de l’estampe qui vont contraindre l’espace des tableaux et faire de la peinture de Scanreigh ce qu’elle est aujourd’hui.

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Si tout a beaucoup interagi au moment de la confluence des trois disciplines, sculpture, gravure, peinture, la démarche globale ne s’est pas enlisée dans l’auto-référence. C’est le dessin qui en est sorti renforcé tirant le regard du peintre vers le monde extérieur, les représentations de l’art, la photo et l’ordinaire de la vie.
On peut dire que l’exposition à Sainte Foy-lès-Lyon met en valeur ce qu’une trajectoire peut avoir d’extrême chez un artiste.

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samedi, mai 21 2016

Sainte-Foy-lès-Lyon - Metamorphik Galerie

Scanreigh expose à partir du 2 juin à la galerie Metamorphik sur les hauteurs de Lyon dans une galerie installée dans un relais de poste du 17e siècle. Le lieu entièrement réaménagé alliant parfaitement épure contemporaine et rustique raboteux offre trois blancs niveaux aux artistes invités. Olivier Deléage, photographe professionnel et initiateur de la galerie présente déjà un joli palmarès d’expositions. Le nom de sa galerie « Metamorphik » est une reférence à la transformation géologique des roches. Par une étrange coïncidence Scanreigh se retrouve dans un espace qui donne dans la métaphore géologique. Après la galerie stéphanoise Le Realgar en mai 2015 dénommée ainsi d’après le minerai d’arsenic qui donne d’exceptionnels rouges et jaunes à l’industrie des couleurs voici la galerie de Sainte Foy placée sous l’égide du « métamorphisme », ces mutations de roche en formation et dont la phénoménale force de transformation s’appliquerait bien entendu, mutadis mutandis, à la création artistique, artistes et spectateurs confondus.

peint
“Au bord du Kaleidoscope”, 2014, acrylique sur bâche, 170x210 cm

Sans être vraiment une rétrospective, l’exposition de Saint-Foy couvre plusieurs époques. L’écrivain Bernard Collet, collectionneur du Scanreigh lyonnais des années 80 et 90 et du Scanreigh strasbourgeois et stéphanois des années 70 présentera quelques pièces de sa collection. Ainsi verra-t-on les étapes d’une évolution artistique radicale tout a fait en phase avec le nom programmatique de la galerie d’Olivier Deleage.

peint
“Peinture du Temps de la Réforme”, 1979, acrylique sur toile, 180x220 cm

SCANREIGH - ÉPOQUES
Peintures, dessins, objets de 1978 à 2016 
METAMORPHIK GALERIE
22 Grande rue, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
vernissage jeudi 2 juin à 18 h 30
exposition jusqu’au 21 août 2016 

ouverture samedi 9h -13h / 14h-19h
et dimanche 9h -13h et sur RDV

Olivier Deleage
Téléphone : 06 80 14 98 17 
metamorphik.galerie@gmail.com
La galerie est sur Facebook

expo à la Librairie Bravo Gala (suite)

L’insolite rendez-vous parisien en sous-sol a parfaitement fonctionné. Entre livres, dessins, peintures et moult cafés offerts à tout va, les visiteurs, connaissances récentes et anciennes ont défilé jusqu’au soir pour finir par l’occupation quasi intégrale du petit restaurant grec d’en face. Et si on recommençait ?

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mardi, avril 26 2016

exposition à la Librairie BRAVO GALA à Paris

dessin L’environnement offert par les librairies me convient et je récidive. Ça se passe dans le 20e bouillonnant de Paris. Deux libraires superposées, la plus visible d’un genre urbain certain et l’autre au sous-sol et c’est là que ça se passe ! Pierre Bravo Gala qui dirige cette librairie ancienne et moderne a bien voulu me faire un peu de place dans son antre souterraine. Il y aura quelques peintures, des ardoises peintes, des dessins, en tout une soixantaine d’œuvres (quand même) et aussi des livres d’artiste, ce qui va de soi !
Un dépliant avec un texte d’Hervé Dauphin accompagne l’exposition… qui sera brève, qu’on se le dise !

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Petites pièces en sous sol
Dessins, peintures et livres d’artiste
Pierre Bravo Gala - Livres anciens et modernes
60, rue de Belleville, 75020 Paris.
libpbg@marrons.org
vernissage samedi 14 mai de 14 à 20 h
exposition jusqu’au 21 mai 2016

La librairie Bravo Gala se trouve en sous-sol de la Librairie Le Genre Urbain même adresse et pareillement accueillante

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Art et Métiers du Livre N° 314

Christophe Commentale signe un article de 10 pages sur mon travail dans le numéro d‘Art et Metiers du Livre qui vient de paraître. Je me retrouve en compagnie des trésors de la bibliothèque interuniversitaire de Montpellier, les enlumineurs du Nord à la Renaissance et un dessin inconnu de Picasso…

AML

Pour le maintien du Musée des tissus de Lyon

La menace de fermeture définitive du Musée des tissus de Lyon est vraiment attristante. C’est un musée que nous avons visité Françoise et moi à de nombreuses reprises lorsque nous habitions Lyon. Il est tellement représentatif de Lyon et de son histoire qu’on se demande comment la ville peut s’automutiler à ce point en le fermant.
Du petit bout de ma lorgnette à moi, je dois dire que ses expositions et ses catalogues m’ont inspiré. J’en avais parlé ici et ici et ici et encore ici
J’étais ravi aussi que le musée fasse l’acquisition d’un tableau. Il figurait en bonne compagnie lors d’une présentation d’acquisitions en 2005.

Ivresse

Depuis ce printemps le Musée est sous perfusion grâce à une rallonge budgetaire obtenue sous la pression d’une pétition de plus de cent mille signatures et un ramdam qui a dépassé les frontières de la France. Mais le feuilleton reprendra à la fin de l’année. Et la partie est loin d’être gagnée…

lundi, février 29 2016

Entailles/Guipures galerie l'Antilope, Lyon

ext photo Louis Peyron

Espace quasi impénétrable les soirées de vernissage à l’Antilope ! Il faut pousser des coudes pour voir les œuvres ! En contrepoint aux “entailles” (matrices gravées sur médium) les “guipures”… que sont les récentes cartes à gratter de 2015.

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jeudi, février 18 2016

L'Antilope de Lyon 2016 saison 9 : Entailles/Guipures

L’Antilope la joue “série” avec Scanreigh, 9e expo quand même ! Cette fois-ci avec des matrices gravées (on avait déjà vu des “hublots” à la galerie) et de la carte à gratter. Ce procédé techniquement apparenté à la gravure reste du dessin dans la mesure ou les œuvres grattées sont des œuvres uniques. De quoi s’agit-il ? Partant d’un support spécial constitué d’une base dure, souvent du carton, recouverte en surface d’un enduit compact et crayeux, l’artiste creuse des traits et des formes à l’aide d’un outil pointu qui fait apparaitre la couche inférieure d’une autre couleur. La technique permet beaucoup de finesses et selon le traitement coloré de chacune des couches, on obtient des contrastes plus ou moins forts.

invit
Parmi les très riches inventions graphiques du XIXe siècle la carte à gratter fait son apparition sans véritable pedigree. On ne sait trop à qui attribuer la paternité de l’ingénieuse technique. Qui du lithographe autrichien Karl Angerer ? — du typographe français Firmin Gillot ? — de son fils Charles ? — des frères Treves, éditeurs italiens ? — ou encore du papetier américain Charles J.Ross en est l’inventeur ? Comme souvent ce procédé est tout simplement le fruit d’un mouvement collaboratif  et déjà mondialisé, choses qui nous parlent particulièrement aujourd’hui et l’actualisent formidablement. Chacun avec la carte à gratter peut réinventer sa partition d’effets inconfondables et qui — l’air de rien — forcent l’observation.
Ici ce sera à la galerie l’Antilope de Lyon : entre l’entaille et la griffure de Scanreigh, de la quasi sculpture et de la quasi dentelle…

Scanreigh
Entailles/Guipures

vernissage vendredi 26 février 2016 à 18h

26 février au 25 mars 2016 du lundi au vendredi de 14h à 19h
les matins et le samedi sur rendez-vous au 06 82 57 94 58

Galerie l’Antilope
99, rue Bossuet 69006 Lyon 04 78 42 50 61

samedi, octobre 3 2015

Picasso en filigrane

Picasso est présent dans mon travail sans que je puisse parler d’« influence ». Il faudrait d’autres regards que le mien pour dire exactement de quoi il s’agit. Ce qui est certain c’est que Picasso me fournit souvent des points d’accroche et de dérivation.

sc Il y a ce tableau de 2008 (L’Ombre rouge, huile sur toile, 146 x 97 cm) qui renvoie à deux tableaux de Picasso très semblables de 1953 : “L’Ombre” et “L’ombre sur la femme » où une forme sombre à l’avant-plan figure “l’absent” c’est a dire lui-même absent de la vie de Françoise Gilot qui vient de le quitter. Dans mon « ombre rouge » à moi la forme de l’avant-plan est étranglée comme noyée face à un paysage aux crêtes escarpées, mêlé d’un fatras d’objets, le tout surplombé d’un ciel gris pourvu d’une ampoule rouge géante et de deux pendus indéfinissables. pic
Ce n’est pas le manque qui m’a dicté ça à l’automne 2008 à moins que le dispositif travaillé et retravaillé trahisse une interrogation insistante sur ce qui est devant. Mais devant qui ? Picasso que je regarde ou moi-même ? … la référence autobiographique s’emmêlant les pinceaux comme dit l’expression prise à la lettre !

J’ai déjà évoqué ici mes Tocades en hommage à l’art des autres dont Picasso fait partie évidemment. Un grand dessin de 2006 comporte le collage d’une couverture de livre édité par Skira en 1948 et préfacé par Tristan Tzara. L’élément est tenu par une main jaune qui provient d’une autre source, de même que les lettres « h,q,p d’ap » et p.6 — pour page 6, qu’y avait-il de si important page 6 ?. Je ne le sais plus moi-même ! Sur le moment ces marques méritaient leur place, mais l’auteur en oublie parfois les raisons… comme tant de signes qui nous parviennent et qui clignotent dans notre vie entre signifiance et insignifiance.

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Un dessin de 2 011 le dit autrement : il intègre une vraie fausse gravure de Picasso, vraie parce l’eau-forte sur Japon est authentique et fausse parce qu’elle se donne pour une œuvre de Picasso qu’elle n’est pas, c’est un faux. J’avoue que ce brouillage des pistes me réjouit particulièrement.

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Dans un dessin de 2013 (à gauche), j’ai sacrifié ma collection de numéros des Lettres Françaises avec ses nombreuses chroniques consacrées au « Maître de la Côte d’Azur ». Et tout ça fourmille autour d’une ampoule. Encore une ! Il y a aussi beaucoup d’ampoules et de lampes dans l’œuvre de Picasso. Exemple : ce beau lino en couleurs de 1 962, « Nature morte sous la lampe ». Mais je ne suis pas sûr que Picasso m’ait mis sur la piste des ampoules.

Une couverture de livre collée, encore une, se trouve dans cet autre dessin de 2013 (à droite). Elle provient d’un très curieux ouvrage de Marc Sabathier-Levêque. Ce journaliste à Paris-Match harcela Picasso en vacances à Perpignan pour obtenir une série de portraits dessinés qui lui ouvrirait, pensait-il, la porte d’un éditeur. Il parvint (aussi grâce à André Malraux) à faire publier son unique œuvre « Oratorio pour la nuit de Noël », poème de 351 pages (dix ans d’écriture entre 14 et 22 ans) aux Éditions de Minuit en 1955. L’ouvrage tiré à 1000 exemplaires (dont 500 bouffés par les rats dans un dépôt en Normandie) est illustré de seize portraits de l’auteur réalisés par Picasso. Ce dernier initia la souscription du livre en disant au poète : « Tu es celui qui a fait sortir la littérature française de son style louis-philippard ». Malraux, qui considérait ce texte comme « l’un des ouvrages majeurs du XXe siècle », écrivit à l’auteur : « On vous découvrira dans trente ans. » L’étonnant Marc Sabathier Levêque est mort à 37 ans en 1965. J’aime beaucoup ces épisodes de la « petite histoire »; j’aime en semer des traces dans mon travail et qui sans un certain « storytelling » restent incompréhensibles.

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Tout aussi indéchiffrable la référence à Picasso issue de la série Squiggle. Encore une couverture de livre collée. Ce collage est en grande partie masqué par une pieuvre phallique prise dans les lumières blanches d’un appareil verdâtre, sorte d’hybride entre caméra et projecteur. Les rayons projetés sont une manière de matérialiser le regard ; j’avais repéré ça chez Picasso. La vision d’une chose n’est pas ce qui vient de l’extérieur toucher la rétine de l’œil, c’est au contraire un faisceau qui part de l’œil pour se projeter sur l’extérieur indiquant bien que le regard est volontaire et dirigé. CQFD.

mercredi, septembre 9 2015

Denis Roche & Cie

Il y a des personnes comme ça dont j’aime avoir des nouvelles … sauf quand il s’agit de la dernière-dernière. … Denis Roche est parti. Je n’oublie pas qu’il a été un des premiers artistes que j’ai rencontré en chair et en os. C’était à Strasbourg en 1972 à la Librairie-Galerie Les Idées et les Arts. Il m’avait dit à l’époque que si l’on travaillait tous les jours 15 mn pour créer (mais tous les jours) on pouvait être excellent. J’ai souvent pensé a ce conseil et je l’ai aussi prodigué à mes étudiants. Je n’ai pas tout lu de lui, loin de là, mais il m’intéressait. J’aimais cette collection qu’il a lancé. J’aimais ce titre Fiction & Cie. qu’il lui avait trouvé. Quand il s’est lancé dans la photographie cela ne m’a pas étonné. Je me suis intéressé à ses photos moi qui ne suis pas vraiment un connaisseur et même si j’en “consomme” énormément pour mon propre travail. Il y avait dans l’approche plastique de Denis Roche quelque chose de narratif proche d’un autre photographe culte des années 70, Duane Michals. (Take One and See Mt. Fujiyama, and Other Stories / Duane Michals, 1976).
ocoxo Autre chose : j’ai offert à Françoise au debut des années 70 une sérigraphie mêlant l’intervention manuscrite de Denis Roche au dessin de Bernard Dufour et cette œuvre accrochée en bonne place dans l’appartement a été une sorte de figure tutélaire pour tous mes “placards” réalisés bien plus tard, à partir des années 90, avec des poètes et des écrivains et dont la plus volumineuse série (50 estampes !) intitulée « Like » a été faite avec l’écrivain André Spears.





Bernard Dufour et Denis Roche, Sérigraphie en 5 couleurs
67 x 51,2 cm ex n°10/39 daté du 18/8/1972

roche Plus récemment, en 2014, j’ai retrouvé Denis Roche dans la collection de photos de la Strasbourgeoise Madeleine Millot-Durrenberger qui a collaboré à l’exposition nîmoise « Sui généris » à la galerie Le Lac Gelé. Il s’agissait pour moi de confronter mes dessins réalisés à partir du travail d’artistes photographes. Parmi les photos que j’ai sélectionnées pour l’exercice il y en avait deux de … Denis Roche. Les nombreuses esquisses que j’ai produites pour cette exposition ont continué d’alimenter mes dessins et mes tableaux bien après… et se sont retrouvées comme des petits messages clandestins dans les expositions suivantes. Des petits saluts prémonitoires …

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Denis Roche « Egypte », 1981, collection M.Millot-Durrenberger
« Pour Denis avec pyramides », 2014, acrylique sur toile, 100x81cm,
« Ant 4 », 2014, dessin, 40x30 cm
« Denis avec cadre », 2014, acyclique sur toile, 100x100 cm

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