L’Antilope la joue “série” avec Scanreigh, 9e expo quand même ! Cette fois-ci avec des matrices gravées (on avait déjà vu des “hublots” à la galerie) et de la carte à gratter. Ce procédé techniquement apparenté à la gravure reste du dessin dans la mesure ou les œuvres grattées sont des œuvres uniques. De quoi s’agit-il ? Partant d’un support spécial constitué d’une base dure, souvent du carton, recouverte en surface d’un enduit compact et crayeux, l’artiste creuse des traits et des formes à l’aide d’un outil pointu qui fait apparaitre la couche inférieure d’une autre couleur. La technique permet beaucoup de finesses et selon le traitement coloré de chacune des couches, on obtient des contrastes plus ou moins forts.

invit
Parmi les très riches inventions graphiques du XIXe siècle la carte à gratter fait son apparition sans véritable pedigree. On ne sait trop à qui attribuer la paternité de l’ingénieuse technique. Qui du lithographe autrichien Karl Angerer ? — du typographe français Firmin Gillot ? — de son fils Charles ? — des frères Treves, éditeurs italiens ? — ou encore du papetier américain Charles J.Ross en est l’inventeur ? Comme souvent ce procédé est tout simplement le fruit d’un mouvement collaboratif  et déjà mondialisé, choses qui nous parlent particulièrement aujourd’hui et l’actualisent formidablement. Chacun avec la carte à gratter peut réinventer sa partition d’effets inconfondables et qui — l’air de rien — forcent l’observation.
Ici ce sera à la galerie l’Antilope de Lyon : entre l’entaille et la griffure de Scanreigh, de la quasi sculpture et de la quasi dentelle…

Scanreigh
Entailles/Guipures

vernissage vendredi 26 février 2016 à 18h

26 février au 25 mars 2016 du lundi au vendredi de 14h à 19h
les matins et le samedi sur rendez-vous au 06 82 57 94 58

Galerie l’Antilope
99, rue Bossuet 69006 Lyon 04 78 42 50 61