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“SUR LA BORDURE, SANS DÉTOUR” … ça crisse sous les pieds… Le Réalgar est la seule galerie (au monde ?) où l’on foule du gravier blanc. Blancheur parfaite qui capte une lumière subtilement renvoyée sur les murs et les œuvres. Ce samedi 30 mai, ce sont celles de Scanreigh que le gravier éclaire. Ce parti-pris minéral on pouvait le deviner à travers le nom de la galerie à condition de s’y connaitre en minéralogie … ou en littérature !

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Réalgar ?
Daniel Damart maitre du forage dans sa “galerie” nous en montre quelques pépites enfin, quelques fragments, en attendant l’heure du vernissage. Ce minerai d’arsenic, outre le poison cher à Agatha, a fourni aux artistes des jaunes ou des rouges pendant des siècles. Et nous sommes ici dans une ville minière ! Comme si cela ne suffisait pas, François Villon a eu l’idée de commencer un poème en manipulant les sons du réalgar et voila que le terrain se fait littéraire.… et la galerie maison d’édition ! Car on y creuse aussi ce filon. Alors retrouver en ce lieu les écrivains Lionel Bourg et Bruno Duborgel avec qui Scanreigh a réalisé des placards n’a rien d’étonnant. Quelques anciens étudiants aussi qui se sont souvenus de leur prof à peine plus âgé qu’eux lorsqu’il débutait à l’école des Beaux-arts de la ville en 1978. Mais rien de poussiéreux à tout cela, le gravier blanchit tout, et les cellules grises d’Hercule auraient vite fait de déduire de quel vernissage venaient tous ces pieds poudrés…
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