Courtaud Triste nouvelle qui vient de tomber. Pierre Courtaud nous a quittés.
Sa santé fragile n’a pas permis qu’il continue son œuvre. Mais la “main courante” (du nom de la collection qu’il animait) n’a pas fini de saisir les amoureux des lettres et de la poésie.

Sachant qu’il était hospitalisé, j’espérais tant qu’il reprenne le dessus pour lui envoyer des photos de notre collaboration qui allait être à l’honneur dans l’exposition d’estampes et de livres que je prépare en ce moment pour la bibliothèque du Carré d’Art à Nîmes.
J’ai du mal à relire le titre au présent (Une collaboration qui dure) du billet que je mets en lien ici, mais je persiste et signe.
Et puis il y a cette date que je ne peux m’empêcher de relever: Pierre nous quitte le 11/1/11 (à 11 h !) ; comme ça lui ressemble !


Bertrand Courtaud, le neveu de Pierre ne m’en voudra pas de citer ici quelques mots du mail qu’il m’a envoyé aujourd’hui.

Je le connais. Il converse déjà avec Miss Stein. Il lui parle de Raymond Roussel, John Cage, Wittgenstein et Kafka, de la Creuse et de sa mère, de Kierkegaard, des fleurs de cerisiers sans nom, de Tchouang-tseu et de Chopin, et de vous tous qui avez su être ses compagnons privilégiés, de plume, d’amitié et de pensée, pendant ce petit peu de temps à l’état pur qu’est finalement la vie d’un homme.