affiche Ce billet pour combler une lacune dans le catalogue de l’exposition “Bernard Lamarche-Vadel et les artistes”, organisée par Sébastien Gökalp au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Pour abonder et illustrer ce qui se dit dans la presse et sur le net.
Philippe Dagen (Le Monde 01/06/09) déplore par exemple l’ordre chronologique de l’exposition qui n’aide pas à y voir plus clair tant il y a de ruptures, de retournements, de surprises. Le moins que l’on puisse dire est qu’au temps où des revues comme Tel quel ou ArtPress faisaient grand cas des théories et des systèmes, du lacanisme et de la sémiotique, par exemple, lui n’en tenait aucun compte et ne se souciait pas de se justifier.

Ailleurs on souligne les choix d’une personnalité caractérisés par la prise de risque et le refus du goût commun, ne suivant aucune piste déjà tracée ni groupe constitué, etc, etc.

J’ai failli ne rien écrire. Par crainte de faire un billet prêtant à confusion. Passer sous silence ce qui me concerne était tout aussi insatisfaisant. D’autant plus qu’au même moment j’avais un contre-exemple flagrant sous les yeux avec la sortie des textes sur l’art de Philippe Lacoue Labarthe.
Je me retranche donc derrière les faits :

peinture J’ai rencontré Bernard Lamarche-Vadel dans son appartement parisien en 1977. J’arrivais de Strasbourg avec mes toiles roulées sous le bras. Mon travail à l’époque s’y prêtait sans problèmes. Je me souviens d’un accueil où se mêlait la gentillesse et la distance pressée du dandy. Je ne me souviens plus précisément de la conversation. Il me montra, presque avec insistance, un tableau de Marc Devade tout juste endommagé par une circonstance que j’ai oubliée. Il regarda longuement mon travail et téléphona devant moi à la galerie Pilzer Rheims où j’ai a nouveau montré mes toiles. Il y avait là, je me souviens, Bettina Rheims d’avant sa carrière de photographe. Bernard Lamarche Vadel me promit un texte qu’il écrivit pendant un voyage aérien vers le Japon. Il fut invité par l’association Art Aujourd’hui (où nous “fonctionnions” Françoise et moi) à faire une conférence à Strasbourg. C’était sur Manet.

Voici le texte en question qu’il a écrit en octobre 1977. L’aurore boréale est une magnifique expérience ! dit-il à la fin du petit mot d’accompagnement.
lettre
lettre
lettre
Ce courrier et d’autres bricoles échangées avec Bernard Lamarche Vadel se trouvent à la Bibliothèque de Lyon (fonds Michel Chomarat).
Pour une transcription plus lisible c’est ici.