detambelC’est aussi le rôle d’un éditeur de susciter des rencontres entre artistes. Je suis reconnaissant à Fata Morgana de m’avoir fait rencontrer il y a quelques mois Régine Detambel que je ne connaissais pas. J’ai lu plusieurs de ses textes avec plaisir et suis ravi de celui qu’elle a écrit pour notre portfolio — labellisé du nom de collection “A Bastiano”. (Un peu comme je fais pour mes éditions maison) C’est une référence (malicieuse ?) à l’ultime place forte devant le vaste horizon du désert de Tartares de Dino Buzzati. Eh oui, les portfolios, tandems d’écrivains et d’artistes, sont des petites forteresses qui essaient de tenir bon face à l’immensité — de quoi au juste ? De l’indifférence ? Du trop plein de publications de toutes sortes ? Peu importe. Les publics sont multiples. Notre 7.7.7 a le sien. Régine Detambel n’en a pas qu’un (elle écrit également des livres pour la jeunesse).
Après Christian Bourgeois, Julliard, Stock, elle publie chez Gallimard plus de 20 livres. Noces de Chêne vient sortir debut octobre. Je n’ai pas de réticence à en parler comme si je l’avais déjà lu.