Je m’intéresse beaucoup à Picasso et je trouve ce site américain très bien fichu. Il est animé par un professeur de l’université de Houston, un certain Enrique Mallen, qui pratique son Picasso comme un entomologiste. Sauf que dans sa tentative d’exhaustivité, il oublie nos contributions frenchies. Reconnaissons que leurs supports n’ont pas bénéficié d’une visibilité mondialisée. Il s’agit d’un texte paru en 2001, c’était une commande de préface pour le catalogue (devenu rare) Picasso, l’homme du trait, 60 ans de gravure édité par les musées de Belfort et Montbéliard à l’occasion d’une exposition de gravures de Picasso.
picasso
J’avais pris le parti de la subjectivité de l’amateur éclairé et proposé des petits paragraphes (coécrits avec Françoise) comme une sorte de voix off accompagnant le regard sur Picasso graveur mêlant des notations sur la “cuisine” de ses gravures ou bien sur le contexte historico-anecdotique de leur création. Le texte a été réédité dans la petite collection Hôtel Rivet de l’École des Beaux-arts de Nîmes.
L’autre texte était un article pour L’Imbécile, un magazine fondé par Frédéric Pajak qui a paru d’avril 2004 à l’été 2005. L’article s’appelait ”Picasso, victime du culte”.
picasso
Il parcourait des publications à la fois récentes et plus anciennes sur Picasso pour constater que l’exégèse de plus en plus fouillée n’alimentait plus rien dans le domaine de la création et de ses débats.Malgré la qualité indéniable de certaines contributions, picasso l’entreprise vire franchement à la cryogénisation de son objet.
D’ailleurs Françoise ne manque pas de se moquer de mon congélateur personnel, (pas pour moi !) une bibliothèque entière pleine de livres sur Picasso que je ne renonce pas à ouvrir et à remplir de temps en temps d’une trouvaille faite chez un bouquiniste ou sur le ouèbe.

picassoRemarques à effacer
Musées de Montbéliard et Belfort, 2001


Picasso, victime du culte
l’Imbécile N°3, juin 2004