esban Ça n’avait l’air de rien un journal d’école comme ça mais en 2003, quand je suis arrivé à l’école de Nîmes, il n’y en avait pas. J’ai essayé d’en lancer un, et je dois dire que les pesanteurs et les non-dits comme autant de raisons de ne rien faire n’ont pas manqué. Le premier numéro est sorti au forceps, puis il y en a eu d’autres, tous très différents.
Aujourd’hui sort le N°8 consacré au dessin. C’est devenu une sorte de portefeuille avec 10 grandes pages pliées en quatre. Peu importe — son contenu représente ce que je voulais faire. Avec la collection de livres Hotel Rivet, née dans la foulée, ces éditions confortent l’identité de l’école qui s’est affirmée en même temps que l’ambiance interne s’est décontractée au point que des élèves candidats disent maintenant la choisir pour son esprit, son ambiance, son style. Heureusement, que mon initiative de départ a été soutenue par Dominique Gutherz le directeur. Elle n’aurait pas été possibe non plus sans l’action concrète et efficace de Nicolais Grosmaire, l’inoxydable et fiable assistant graphiste de l’école.
La chance de l’école de Nîmes est de jouir d’une belle architecture en plein cœur de la ville, assortie de très belles salles d’exposition. Avec très peu de moyens, l’école a organisé des expositions de haut niveau et cet accompagnement au cursus des études est des plus heureux, je trouve. Bon, je ne veux pas donner dans l’autosatisfaction à bon compte, mais comme il m’arrive de me demander parfois à quoi sert un enseignement dans une école d’art, je trouve ce cocktail dessin/édition pas si mal.
Pour ceux qui veulent se procurer cette 8e livraison, s’adresser à l’école des beaux-arts de Nîmes