Yves Saint-Laurent lance un parfum qui s’appelle “Cinéma”, glamour à souhait, pub signée Jean-Babtiste et Jean-Sebastien autrement dit Mondino et Bach… vous savez, le prélude de la première suite pour violoncelles seuls en sol majeur, le prélude-emblème-sonore-du-Cinéma avec un grand C, depuis “Le Mépris” de Godard (1963) et le bel arrangement que Georges Delerue fit de ladite suite. Musique reprise dans les années 80 dans le générique de l’émission de télévision “Cinéma, cinémas”. Bon, tout ça pour dire que de 1963 à 2005, la justesse d’une trouvaille, de l’instinct créatif est en passe de devenir un stéréotype costaud.
Quant à l’idée de trouver au mot “cinéma” une qualité de nom de baptème, il y a belle lurette qu’elle m’est venue. Pour notre chat ; noir et glamour tel qu’il fut — avant de s’empâter avec l’âge. C’était en 1975. Et dire que j’ai quitté les Beaux-Arts en 1969, entre autres, parce que les débouchés se trouvaient essentiellement dans la pub.