urdla En 1983 nous nous installons à Lyon, c’est l’époque où Scanreigh se lance dans la gravure. Toutes les procédures, tous les outils, tous les savoir-faire le passionnent. A Villeurbanne existe un atelier de gravure exigu avec des presses litho sauvées de la casse par l’association URDLA. Scanreigh travaille avec un lithographe-artiste, Michel Bertrand, qui connait le métier mais n’est jamais en reste pour tenter des expériences. Il incite les artistes à s’approprier eux-mêmes la technique. Et Scanreigh ne se le fait pas dire deux fois : il va aussi se servir de l’art de l’estampe, de l’esprit d’atelier, des contraintes des outils dans son enseignement aux Beaux-arts et fera dialoguer tout ça avec la PAO qui pointe son nez dans les écoles.

En 1986 l’atelier URDLA déménagera rue Francis-de-Pressensé à Villeurbanne dans un immense espace déniché par Patrice Forest qui est à l’époque chargé par l’association de mettre à disposition des artistes le formidable parc de machines (litho, taille douce, typo) de l’URDLA… dont une presse litho exceptionnelle confié par le ministère de la Culture.
Presque toute la production de Scanreigh réalisée à L’URDLA est maintenant épuisée. J’aime particulièrement des grandes linogravures en couleurs sur papier Japon … et dont je vois sur Internet que l’artothèque de Poitiers les possède dans son fonds.



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De gauche à droite :
« Il part », linogravure, 65,5 x 44,5 cm, 13 ex. sur Japon
« Une impression », linogravure, 56,5 x 44,5 cm, 10 ex. sur Japon
« Une main jaune », linogravure, 65,5 x 44,5 cm, 16 ex. sur Japon
« La préférence », linogravure, 65,5 x 44,5 cm, 12 ex. sur Japon

En haut :
Lithographie de 1986, 25 exemplaires sur papier filtre, 108x 74 cm

PS de 2011 :
Parmi les œuvres éditées par l’URDLA, il y avait en particulier un très grand bois gravé en couleurs avec une découpe particulière. Le bois était un vestige de prototypes de l’atelier du designer François Bauchet.

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