Si ce blog doit faire office de site d’artiste pour Scanreigh, il est forcément pour nous la prolongation de notre manière de nous parler et d’écrire à deux. À moi donc, Françoise, de prendre brièvement la pose du biographe.

abstraction
Scanreigh, enfance marocaine, jeunesse alsacienne quitte sans transition les bancs de la fac au début des années 70 pour s’engager dans une voie artistique proche de l’abstraction minimaliste américaine.

Il évolue imperceptiblement vers un art plus graphique et plus personnel en y ajoutant aussi un épisode sculpture pendant plusieurs années. sculpture à partir de 1983, il se prend de passion pour les techniques d’édition et accumule des centaines de gravures, linos, xylogravures et lithographies. Sa peinture en devient plus figurative et s’enrichit de collages en provenance des travaux sur papier. estampes
Ceci le conduit à peindre sur du bois et à jouer à fond les techniques mixtes.
palette
Les années 90 sont marquées par une figuration à la fois plus lisible, plus étrange, et une palette vive plus épurée. C’est aussi le temps d’un pic dans la production de livres d’artiste qu’il réalise par ses propres moyens ou en collaboration avec des éditeurs.
livres
L’édition se poursuit différemment en parallèle avec la peinture et le dessin, discipline qu’il enseigne à l’école des Beaux Arts de Nîmes depuis 2003.

Quant à moi, avec un sens de la rime saugrenu, je troque le Luxembourg, où je suis née, contre Strasbourg, un bout d’Europe contre un autre ! C’est dans le microcosme universitaire strasbourgeois que mon chemin croise celui de Scanreigh. Impliquée dans diverses aventures éditoriales quelque peu marginales avec la casquette de graphiste et/ou de secrétaire de rédaction, je finis par co-signer plusieurs livres d’artiste avec lui.
Vielliebchen VielliebchenDepuis une dizaine d’années, je laisse échapper de mes tiroirs de plus en plus de textes sur et autour de l’art, souvent écrits à deux. J’aurais pu avoir mon “blog à moi”, mais Virginia Woolf peut se rassurer j’ai engrangé le fruit de ses combats pour ne pas avoir à les feindre. Scanreigh et moi partageons cette “chambre-blog” et c’est très bien commeça.
Nous avons vécu à Lyon de 1983 à 2007 à deux pas de la bibliothèque de la Part-Dieu, devenue comme l’annexe de la bibliothèque de notre appartement.
Depuis le printemps 2007, nous avons migré plus au sud et nous sommes enchainés, tel le crocodile au palmier, à Nîmes. (Les petits dessins sont extraits de Vielliebchen, livre d’artiste à deux)
(Eléments biographiques sur le site de la galerie lyonnaise Trait personnel.)