Scanreigh et Biver

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Livres d'artistes placards affiches

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lundi, février 16 2015

Jacques Josse - Au bout de la route, éd. Le Réalgar avec 12 repros … + 1 original dans les 20 ex. de tête

AU BOUT DE LA ROUTE
Récit de Jacques Josse.
Reproduction de douze gravures de Scanreigh.

« S’ensuit un grand silence. Durant lequel elle se recueille, immobile, ne perdant pas le moindre détail d’une scène d’accident qui se fiche dans sa mémoire avant de se déplacer vers celle de ceux qui vont devoir inventer ce qu’ils n’ont pas vu… »

josse

date d’édition : Janvier 2015 / format : 13×19 cm / pages : 40 pages
ISBN : 979-10-91365-12-3

8 € pour l’exemplaire courant
50 € pour un des 20 exemplaires de tête avec un bois gravé signé et numéroté

les éditions Le Réalgar
23 rue Blanqui, F- 42000 Saint Étienne

mardi, janvier 11 2011

Pierre COURTAUD, salut !

Courtaud Triste nouvelle qui vient de tomber. Pierre Courtaud nous a quittés.
Sa santé fragile n’a pas permis qu’il continue son œuvre. Mais la “main courante” (du nom de la collection qu’il animait) n’a pas fini de saisir les amoureux des lettres et de la poésie.

Sachant qu’il était hospitalisé, j’espérais tant qu’il reprenne le dessus pour lui envoyer des photos de notre collaboration qui allait être à l’honneur dans l’exposition d’estampes et de livres que je prépare en ce moment pour la bibliothèque du Carré d’Art à Nîmes.
J’ai du mal à relire le titre au présent (Une collaboration qui dure) du billet que je mets en lien ici, mais je persiste et signe.
Et puis il y a cette date que je ne peux m’empêcher de relever: Pierre nous quitte le 11/1/11 (à 11 h !) ; comme ça lui ressemble !


Bertrand Courtaud, le neveu de Pierre ne m’en voudra pas de citer ici quelques mots du mail qu’il m’a envoyé aujourd’hui.

Je le connais. Il converse déjà avec Miss Stein. Il lui parle de Raymond Roussel, John Cage, Wittgenstein et Kafka, de la Creuse et de sa mère, de Kierkegaard, des fleurs de cerisiers sans nom, de Tchouang-tseu et de Chopin, et de vous tous qui avez su être ses compagnons privilégiés, de plume, d’amitié et de pensée, pendant ce petit peu de temps à l’état pur qu’est finalement la vie d’un homme.

samedi, octobre 24 2009

Livre avec Butor édité par CIRCA 1924

poissons Voilà une maison d’édition dont il faut parler. Elle existe depuis une demi-douzaine d’années et possède un beau catalogue. Son nom énigmatique rend hommage aux années folles, période de création artistique foisonnante. Les choix sont sans calcul, guidés par le goût et les affinités. Les ouvrages sont soignés et soucieux du détail (papier, typo, etc).
C’est dans cette excellente compagnie que sort Poissons primitifs, un texte de Michel Butor que Scanreigh a accompagné de six illustations imprimées en bleu. À voir (et à acheter !) sur le site de l’éditeur.

Editions Circa 1924
1 rue Jacques Mawas, 75015 Paris
Site www.circa1924.com
E-mail info@circa1924.com

vendredi, mai 8 2009

Avec Daniel Leuwers et Mathieu Nuss

leuwers
Richesse du livre pauvre, tout un programme !!! Daniel Leuwers en a fait un livre chez Gallimard. “Projet anarchiste” dit-il, pour ces livres d’artistes qui échappent au circuit commercial de la bibliophilie, qui ne visent qu’à être montrés à des publics variés, donc accessoirement aux collectionneurs nantis qui thésaurisent. De fait, sa conception privilégie une forme de livre facilement exposable. Pas le livre qu’on feuillète, mais plutôt celui qu’on déplie, celui qui tient debout et autour duquel on circule comme autour d’une mini-sculpture. Les textes à lire sont courts et peuvent s’appréhender facilement dans ce contexte.
Retrouver Scanreigh en pareille compagnie n’a rien d’étonnant. Ce qu’il appelle sa bibliophilie de poche a été conçue pour la circulation, l’échange, le don et en dernier ressort pour la vente. Combien fois s’est-il vu reprocher de les vendre à des prix trop peu élevés ! Sans vouloir précisement mépriser les adeptes de la bibliophilie traditionnelle, Scanreigh a surtout pensé, quand il s’est lancé dans l’édition de livres d’artiste, à une forme de conversation plastique avec des auteurs, amis ou rencontres de circonstances, auteurs connus, pas connus et de toutes générations. Comme le jeune Mathieu Nuss (qui dirige la revue ”Boudoir & autres”) rencontré à Paris lors des présentations de livres et d’archives à la Librairie Nicaise. Des ondes favorables ont ainsi présidé à leur collaboration. Quelques discrets Apartés nuss et puis Agio chez Voix-éditions de l’increvable Richard Meier dont les 30 exemplaires du tirage de tête comportent un dessin sur Arches “à deux mains”, signé par l’auteur et l’artiste. Ça rappelle furieusement un “placard” en miniature. Bizarrement, c’est le premier tirage de tête qui est accompagné par cette sorte de mini placard… une évidence qui surgit bien tardivement. Comme quoi…

ocoxo

Daniel Leuwers, RICHESSES DU LIVRE PAUVRE, 2008.
Avec des études et témoignages de Georges Badin, Béatrice Casadesus, Henri Droguet, Max Fullenbaum, Philippe Hélénon et Henri Meschonnic, 200 pages, ill., sous couv. ill., 210 x 280 mm. Albums Beaux Livres, Gallimard -art. ISBN 9782070123070. 39,00 €

Mathieu Nuss, AGIO
Collection Vents Contraires, Voix éditions, ISBN 2-914640-83-8, 13 €

dimanche, mars 1 2009

Penrod n°10 et Penrod n°11 pour les Salons du livre d'artiste de Nîmes et d'Issy-les-Moulineaux

Mars : deux salons pour sortir des livres de leurs boîtes. Mais aussi exercice d’ubiquité puisque je suis présent à Nîmes et à Issy les Moulineaux. À Nîmes, je fais l’ouverture du salon et je passe ensuite le relais à Augustin Pineau qui fera “notre” promotion puisque l’une des deux nouvelles livraisons de PENROD présentées aux salons est faite avec sa collaboration. Nous avons mixé ses collages avec mes dessins et soumis le résultat à Pierre Courtaud qui, comme toujours, est partant pour ce genre d’exercice. Il a très bien regardé et joué sa partition à partir de tout ça, et voilà.
Le numéro 11 de Penrod sort en même temps. Et on peut dire qu’il était temps. Ces deux numéros ont en effet cédé leur place dans la file d’attente des projets à cause de la monographie de l’année dernière. Cela arrive…
Très énigmatique N°11 ! Et pour cause : derrière le patronyme d’Adman Adam se cache Etienne Cornevin, le red-acteur des folles et savantes ”Nouvelles Hybrides”. La maquette est réalisée par Nicolas Gromaire, modifiée et adaptée (pour les raisons propres aux choses remises au lendemain) par Françoise.
Un mot encore sur la ville d’Issy que je connais depuis un bon nombre d’années grâce au Musée de la Carte à jouer qui abrite le ”Tarot des Chimères” édité par Daniel Sardet et qui fit l’objet d’un très beau stand à la Fiac à Paris en 1988. Dan Sardet est d’ailleurs le coéquipier de Penrod n°4 et de Penrod n°9
penrod10
• Penrod n°10 Pierre Courtaud – Augustin Pineau – J.M. Scanreigh
Titre : Ils découpent et c’est si bien fait qu’ils l’emportent avec eux Texte de Pierre Courtaud et 20 dessins-collages d’Augustin Pineau et de Jean-Marc Scanreigh. Impression infographique en couleurs sur Rey 100 g. Couverture 150 g, format : 21 x 29,7 cm, 22 pages, reliure à la chinoise. Edition originale tirée à 60 exemplaires. Les 20 premiers exemplaires sont accompagnés d’un dessin-collage original signé et daté par les artistes.

penrod11
• Penrod n°11 Le marre-tire de Sébastien - M.Adman Adam
Pièce en un acte de M.Adman Adam avec mise en pièces graphique de 14 dessins de Jean-Marc Scanreigh par Nicolas Grosmaire. Impression infographique en couleurs sur Rey 100 g. Couverture 160 g, 21 x 29,7 cm, 30 pages. Reliure à la chinoise. Edition originale tirée à 50 exemplaires. Les 20 premiers exemplaires sont accompagnés d’un dessin original signé et daté.

9e Salon du livre d’artiste — Nîmes
Vendredi 6 mars et samedi 7 mars 2009
Hall d’accueil du Carré d’Art
Place de la Maison Carrée Nîmes

Salon des éditeurs de livres d’artistes — Issy les Moulineaux
Adélie & Iconomoteur & J.Luc Herman & Marianne Moontchougny & Scanreigh & La Sétérée
samedi 7 mars et dimanche 8 mars 2009
Médiathèque — 33 rue du Gouverneur général Eboué — 92130 Issy-les Moulineaux

mercredi, septembre 10 2008

Solstices à la 24e foire internationale du livre ancien de Bruxelles

livre

Cette foire du livre ancien à Bruxelles me permet de reparler de Didier Derœux et de sa librairie Solstices qui a quitté Lille pour Paris. Ravi d’être, grâce à lui, présent sur cette foire par un ensemble de dessins originaux, de carnets, d’estampes et de livres d’artiste.

solstices

24e Foire internationale
du Livre ancien de Bruxelles
du 19 au 21 septembre 2008 
Stand n°10
Tous les détails sur www.bibliofair.be
invitations gratuites sur demande
contact@librairie-solstices.com
Nouvelle adresse :
Didier Derœux / Solstices
10 bis rue de Châteaudun, 75009 Paris
+33 (0)1 42 85 80 95 / +33(0)6 13 80 19 45
Sur rendez-vous uniquement.

samedi, avril 7 2007

Penrod n°8 Dédicaces à Jasper Johns

Penrod
Encore Jasper Johns, Jacques Jouet et les photos de Jean-Pierre Loubat dans l’esprit des ”Dédicaces” et des ”Tocades” que j’aime bien faire en ce moment.

• PENROD n°8 
Dédicaces à Jasper Johns sous la forme de 11 dessins et de 11 photographies de Jean-Pierre Loubat. Texte de Jacques Jouet. Impression infographique en couleurs sur Conquéror blanc 100 g. Couverture Conquéror tourterelle 170 g ; format : 21 x 29,7 cm ; 30 pages ; reliure à la chinoise. Édition originale tirée à 60 exemplaires. Les 20 premiers exemplaires sont accompagnés de deux originaux, une photographie et un dessin (épuisés).
Les 40 suivants peuvent être commandés. Ici

jeudi, février 15 2007

Collaborations avec Jacques Jouet

La collaboration entre Jacques Jouet et Scanreigh commence en 1989 par un discret supplément illustré de la revue Limon. Après une “pause”, un projet de placard relance tout en 1992. Voilà le bilan pour l’instant :

Placards, estampes xylogravées :
Mots occupant…, 12 ex., 1992 
Emporté par les deux…, 16 ex., 1997
Mot ne souffle mot, 34 ex., 1998
Il y a quatre et une images, 26 ex., 1998

Livres d’artiste :
Couche et sous-couche, éditions Thielmann Kerver, 1994 
Les annexes de l’œil, éditions Anna Tanaquilli, Antibes, 1997
Actes du jésus, éditions du Paon-Saint-André, Paris, 2001
Quelques-uns ont quelque chose de particulier, éd. Aires du Retournement, Lyon, 2003
Je t’apporte, Société des éditions Radio, Paris, 2003 
Le Verbe haut, éditions La Bête à Cornes, Condrieu, 2004 
Gros, La Mule de Cristal, Bruxelles, 2005
L’heure est grave, éditions des Sept dormants, Bruxelles, 2005 

Graphzine Penrod :
N°1 sur J.J. Grandville, 2004 N°6 sur Claude Viallat, 2006 N°8 sur Jasper Johns, 2007

PS : En septembre 2008 : un texte qui donne son titre à la monographie de 160 pages : ”Pour un Scanreigh historie”

jeudi, décembre 28 2006

Penrod n° 7 — avec Jacques Norigeon

penrod
Ce numéro 7 de Penrod est le plus “zine” — fanzine, graphzine — de la série. C’est Reno Leplat, jeune nîmois des éditions Nunu qui, à ma demande, à concocté son “look” (les anglicismes sont welcome) et il n’y est pas allé avec le dos de la parodie. Il faut dire aussi que le texte de Jacques Norigeon, Pipeule, incite au défoulement.
J’ai rencontré Jacques Norigeon en 2005 chez Lacourière Frélaut **. Nous avons échangé nos publications respectives. J’ai reçu de sa part deux petits livres pleins de finesse et de charme avec des dessins de Henri Cueco.
Lors de mes rangements pré-déménagement, je tombe sur des dessins de 1992, à l’encre de Chine sur papier ancien. C’était, je crois, une réserve d’idées pour des eaux-fortes que je me proposais d’imprimer sur les presses de l’École des Beaux-Arts, de Besançon à l’époque, quand les étudiants s’évaporaient (ça arrive, si, si) ou bien certains jours d’hiver, quand il m’arrivait de rester jusqu’à la fermeture tardive de l’école en compagnie de Pierre Voisin, le typographe, dont la flamme pour ses presses historiques savait susciter des vocations typo.
Ces dessins, tous de même format, semblaient remplis d’une narration contenue et énigmatique comme en attente d’une destination. Parfaits pour un Penrod.
La réserve d’idées qu’ils représentaient est bien entendu à mille lieues de ce que Jacques Norrigeon y a décrypté et que Reno Leplat a graphiquement fait mousser. Cela ma ravit.
Je crois d’ailleurs que je vais continuer de confier régulièrement la mise en page de Penrod aux étudiants des Beaux-Arts de Nîmes. Anne Faucher accepte de faire un prochain numéro avec Daniel Sardet. Penrod ne devrait jamais sortir d’une certaine zone de turbulance stylistique.


** Haut lieu historique de l’estampe à Paris, vicime d’effondrement … de fissures fatales dans l’immeuble qui l’abrite. La présence tutelaire du Sacré Cœur, si proche pourtant, n’y a rien fait.

• PENROD N°7 
Pipeule de Jacques Norigeon avec 41 dessins. Impression infographique sur couché 135 g. Couverture 300 g. Format : 21 x 29,7 cm, 26 pages recto, reliure à la chinoise. Edition originale tirée à 60 exemplaires numérotés. Les 20 premiers exemplaires sont accompagnés d’un dessin original signé et daté sur Arches, disponible pour 39 € (port inclus). Edition courante 20 € (port inclus).
Maquette Reno Laplat, éditions Nunu.
www.nunu.fr
Par ici pour commander

lundi, octobre 16 2006

Penrod n°6 — avec Jean Pierre Loubat


Sixième numéro de ma fanzinesque édition de Penrod. Cette fois-ci, en collaboration avec Jean-Pierre Loubat, un photographe de Nîmes qui a réalisé une très belle série de portraits d’artistes de la galerie RX exposés en 2005 à l’Ecole des Beaux-Arts. On peut voir ses photos sur son blog.
Pourquoi consacrer un numéro à Claude Viallat diront les esprits chagrins. Parce qu’à Nîmes, bizarrement les hommages des confrères ne sont pas légion. C’est une des raisons qui nous a motivés Jean-Pierre et moi. Dans la foulée nous sortirons ensemble un numéro-hommage à Jasper Johns, artiste de la même génération que Viallat et que j’apprécie beaucoup. L’hommage à Viallat n’est pas étranger à ma propre trajectoire même si ça ne se voit pas. Il appartient à une mouvance qui m’a passioné à mes débuts. Je m’en suis ensuite éloigné au début des années 80 mais non sans avoir exposé “ensemble” avec lui dans l’exposition Après le Classicisme au Musée de Saint Etienne en 1980. Et puis, lorsque j’ai été recruté à l’École de Nîmes, Claude m’a chaleureusement invité à déjeuner pour bavarder. Une conversation très ouverte, nous avons parlé BD. J’avais l’idée alors de créer à Nîmes une manifestation autour du dessin, ce projet lui plaisait beaucoup, il avait beaucoup d’artistes à proposer dont son ami Desclauseaux, l’auteur de l’affiche du ‘toro’ aux couilles en olives. Le projet n’a pas abouti et les expositions autour du dessin ayant fait florès entretemps, il faut désormais repenser le projet.
Ce numéro sur Viallat à peine annoncé est déjà épuisé. Tant pis, je m’en tiens au tirage modeste et artisanal, la prime allant aux amateurs les plus réactifs, c’est le jeu.

• PENROD n°6 (épuisé)
Dédicaces à Claude Viallat sous la forme de 10 dessins et de 10 photographies de Jean-Pierre Loubat. Impression infographique en couleurs sur Countryside minéral sable 100 g. Couverture 150 g, format : 21 x 29,7 cm, 30 pages, reliure à la chinoise. Maquette Françoise Biver. Edition originale tirée à 60 exemplaires dont 40 hors commerce. Les 20 premiers exemplaires sont accompagnés de deux originaux, une photographie et un dessin.

vendredi, février 3 2006

Fantôme

Une collaboration de livre avec Françoise qui s’est retrouvé dans un article que nous avons écrit pour TOPO, la revue de la bibliothèque de la Part Dieu et dont voici un extrait en rapport avec une belle histoire de fantôme.

”Un jour de 1996, une bibliothécaire du cinquième étage montre à l’un de nous un carton rempli de planchettes vouées à la décharge. Il s’agit de porte-fiches en bois pour l’identification des livres prêtés et placés à leurs places vacantes le temps de leur absence du rayonnage. Des « fantômes » ! Leur usage tend à disparaître.
Un peu comme la marionnette de Pinocchio qui devient vivante, nous voulons faire de la planchette de bois un vrai livre. Un livre d’artiste. Avec un texte écrit sous deux versions différentes, l’une poétique intitulé « Ça matérialise si je ne m’abuse » — l’autre s’efforçant, grâce à un télescopage de sens, de disserter sur l’étrange nom « Mabuse ». Ce caprice compliqué se veut à la fois clin d’œil et hommage à la diversité des écrits que le « fantôme» doit momentanément représenter. Son bois rustique a été sérigraphié d’une image striée comme les lignes d’un écran. Dans sa partie incisée, il retient un petit livre précieux (celui du poème) et s’accompagne de quelques pages (la dissertation) comme la règle du jeu vagabond auquel le lecteur est invité. L’éditeur du livre, Norbert Jacques à Saché, restera à jamais introuvable, en dépit de la réalité de l’homme et de la ville. C’est un éditeur imaginaire dont l’utopie parie sur le retour de l’objet au bercail. Effectivement, le «fantôme» est revenu subrepticement avec une cote bien réelle sur les écrans informatiques et les rayons de la bibliothèque.”


fantome
Françoise Biver, Ça matérialise si je ne m’abuse . Récit fantôme
Éditions Norbert Jacques, Saché, 1996.
6,2 x 10,8 cm. (16) pages.
Textes typographiés sur Opale blanc 100 g, mis en page par l’auteur, sous couverture en Chromolux métal cuivre 250 g, le tout inséré dans un fantôme sérigraphié recto-verso (18 x 11,8 x 1 cm) provenant de la bibliothèque municipale de Lyon La Part-Dieu ; l’ensemble est accompagné d’une notice (17,2 x 10,8 cm)
Notice de montage pour un fantôme de (8) pages typographiées sur Dürer rose muraille 95 g, illustrée de 3 vignettes au trait et présenté sous étui avec montage en carton finement ondulé. Tirage à 60 exemplaires numérotés et signés.
Les 15 premiers exemplaires sont accompagnés d’une lithographie (17 x 10,6 cm) tirée par l’artiste sur Rives 270 g

vendredi, décembre 30 2005

Livres d'artiste — catalogue ''Livres à l'envi''

Ce catalogue recense mes livres d’artiste, mais c’est aussi l’histoire de ma maison d’édition. “Maison” est un bien grand mot pour une aventure sans nom à vrai dire. À force de les avoir tous ! Pendant presque dix ans, j’ai inventé pour chaque nouveau titre un nom d’éditeur situé dans une ville choisie au hasard. C’était à la fois par caprice et pour donner une cohérence intime au contenu. Chose que je ne devrais pas avouer en principe. Mais quand un libraire vous téléphone pour vous demander où trouver cet obscur éditeur qui ne figure nulle part, il faut bien lever le voile.
Ces livres je les appelle aussi bibliophilie de poche, vendus par souscription selon deux formules, l’édition courante et surtout l’édition de tête accompagnée d’une œuvre originale (eau-forte, sérigraphie, lithographie, linogravure ou bois gravé). Il y a eu parfois des dessins rehaussés.
En général, j’ai fait ces livres de manière artisanale, certains sont assez classiques, d’autres amusants comme ces livres en carnets de tickets ou dans des boîtes de cigares. Il y a enfin des livres qui répondent aux critères précieux de la bibliophilie, papiers de luxe, emboîtages toilés, typographie au plomb.
Ces derniers temps, je me suis rapproché de l’esprit ”graphzine”.
Mais ce que je vois dans le catalogue Livres à l’envi, c’est moins mon travail que celui de Jean-Paul Laroche qui a remis d’aplomb mes descriptifs, les a unifiés, complétés, un travail de bénédictin ! D’ailleurs ce travail se continue en prévision d’un tome 2, peut-être. Il est déjà consultable en avant-première sur le site de la Bibliothèque de la Part-Dieu

Livre à l’envi
Catalogue raisonné des Livres d’artiste et affiches de Jean-Marc Scanreigh
par Jean-Paul Laroche
Editions Mémoire Active

258 notices détaillées, 154 pages, 21 x 24 cm
89 illustrations quadri, 20 € (franco de port)
“Livres à l’envi” est à vendre, (par ici)

samedi, décembre 24 2005

Harry Mathews dans ma bibliophilie de poche

Seul américain — si Duchamp compte pour français — a rejoindre le vénérable club des OuLiPiens. On lui sera éternellement reconnaissant d’avoir poussé Perec “à se souvenir”. Tout est dit sur lui sur le très joli site de l’OuLiPo ou chez son éditeur P.O.L.
J’ai proposé à Harry Mathews trois groupes de 12 dessins, il a répondu en écrivant des textes directement dans les dessins. Pour des raisons bêtement techniques et artisanales, le livre n’a pas pu exister sous cette forme. Je passe sur la lisibilité qui dans la formule actuelle, plus sage, y gagne. Le résultat se présente en trois séries de dessins imprimés en couleur (rouge, vert, bleu) et une typo en noir sur fonds respectivement rouge, vert et bleu.

Voici le descrtiptif du livre :
Day Shifts par Harry Mathews
accompagné de 36 dessins au trait. Typographie sur papiers de couleurs. Couverture grise. Format : 22 x 19 cm. 160 pages. Reliure à la chinoise. Edition originale tirée à 100 exemplaires numérotés, juin 2004. Editions de la Mule de Cristal, Bruxelles.
L’édition de tête à 30 exemplaires avec dessin original signé est malheureusement épuisée. L’édition courante à 29 € est encore disponible par ici

vendredi, décembre 23 2005

''PENROD'', les 5 premiers numéros

• PENROD n°1 avec Jacques Jouet, 2004 (épuisé).

penrod Texte de Jacques Jouet, projet de stèle à J.J.Grandville avec 28 dessins. Impression infographique sur offset 120 g de diverses couleurs. Couverture orange 160 g. Format : 21 x 29,7 cm. 30 pages, reliure à la chinoise. Mise en page de Samuel Petit. Edition originale tirée à 80 exemplaires numérotés.
Les 28 premiers avec dessin original sur Arches.

• PENROD n°2 avec Maïté Kessler, 2004

penrod La Balayette, texte de Maïté Kessler avec 30 dessins inspirés de J.J.Grandville.
Impression infographique sur offset 80 g noir et 160 g vert et blanc. Couverture 160 g. Format : 21 x 29,7 cm. 34 pages, reliure à la chinoise. Mise en page de Samuel Petit. Edition originale tirée à 120 exemplaires numérotés dont 35 avec dessin original sur Arches.
Disponible pour 25 € (port inclus).

• PENROD n°3 avec Ludovic Degroote, 2004 (épuisé)

penrod 55 notes de Ludovic Degroote avec 55 dessins.Impression infographique sur Countryside minéral sable 100 g. Couverture 150 g. Format : 21 x 29,7 cm. 34 pages, reliure à la chinoise. Mise en page de Samuel Petit. Edition originale tirée à 55 exemplaires numérotés. Tous les exemplaires sont accompagnés d’un dessin original sur papier-à-lettres décoré du XIXe siècle.

• PENROD n°4 avec Daniel Sardet, 2006

penrod L’Aiguail texte de Daniel Sardet avec 17 dessins. Impression infographique sur Countryside minéral sable 100 g. Couverture 150 g. Format : 21 x 29,7 cm, 20 pages, reliure à la chinoise. Edition originale tirée à 50 exemplaires numérotés. Les 20 premiers sont accompagnés d’un dessin original sur Arches.
Disponible pour 30 € (port inclus)

• PENROD n°5 avec Michèle Cirès Brigand, 2006 (épuisé)

penrod Duo graphique réalisé avec Michèle Cirès Brigand où les dessins s’enchainent comme dans un cadavre exquis. Impression infographique sur Countryside minéral sable 100 g. Couverture 150 g. Format : 21 x 29,7 cm. 30 pages, reliure à la chinoise. Edition originale tirée à 60 exemplaires numérotés. Pour les 20 premiers, chacun a signé un dessin original sur Arches.

Par ici pour commander

Placards André Spears

Ma collaboration avec l’écrivain André Spears a démarré en novembre 2000, lors d’une exposition à la Columbia University de New York où je présentais ma démarche plastique et littéraire. On a fait deux livres d’artiste ce qui s’est prlongé par un projet de longue haleine de 50 estampes. Les textes d’André Spears jouent de manière assez «oulipienne» sur les expressions françaises passées dans l’anglo-américain.

jeudi, décembre 22 2005

''PENROD'', fanzine d'artiste

Ce que j’appelle PENROD, c’est une famille de livrets qui s’inscrit dans le très éclectique ensemble de livres d’artistes décrit dans le catalogue ”Livres à l’envi”.
Format A4, à l’italienne, reliure à la chinoise, la formule se veut simple. Elle n’a recours qu’aux moyens de l’infographie et de la reprographie (en progrès constant, cela augure donc du meilleur !). Un même nom chapeaute la série dans l’esprit de la presse souterraine des années 70 et qu’a relancé le milieu de la BD indépendante sous forme de fanzines et de graphzines. La norme que j’ai imposée à la rubrique permet de maîriser la fabrication artisanale sans que cela devienne un pensum et sans peser sur sa mission. Car l’idée des PENROD, c’est d’engager le plus vite possible des dialogues avec mes homologues, auteurs et artistes, au hasard des rencontres, de produire ensemble un objet communicationnel (grrrr!), inattendu et léger, qui ouvre sur de nouveaux échanges et de nouvelles circulations.
Le nom Penrod, je l’ai emprunté à un héros de la prose délirante de Henry Darger qui, lui même l’avait emprunté à la littérature enfantine du début du XXe siècle.
Le format et le nom sont les seuls éléments stables qui délivrent le contenu de toute ligne éditoriale et de toute cohérence esthétique.
• PENROD n°1 avec Jacques Jouet, 2004 (épuisé).
• PENROD n°2 avec Maïté Kessler, 2004
• PENROD n°3 avec Ludovic Degroote, 2004 (épuisé)
• PENROD n°4 avec Daniel Sardet, 2006
• PENROD n°5 avec Michèle Cirès Brigand, 2006 (épuisé)
• PENROD n°6 avec Jean-Pierre Loubat (sur Viallat), 2006, (épuisé)
• PENROD N°7 avec Jacques Norigeon, 2006

mercredi, octobre 19 2005

Placards

sardet placard avec Daniel Sardet
Au début des 80, je me suis passionné pour les techniques d’impression. Je me suis lancé dans la lithographie à l’atelier URDLA, j’ai fait de la gravure sur bois et sur linoléum à l’atelier ALMA, de la sérigraphie, de la taille douce, de la sérigraphie, et Michel Bertrand m’a incité à faire de la phototypie chez Item à Paris. Depuis une douzaine d’années, je me suis fait une spécialité que j’appelle placard. Je n’ai rien inventé, le placard est né avec l’imprimerie pour être “placardé” sur la porte des églises et les édifices publics, autant pour informer que pour endoctriner. J’aime bien cette appelletion triviale (toujours vivante par la pub) pour ce genre d’estampe que je fais avec les auteurs et les poètes qui veulent bien se prêter au jeu. gavronsky La complicité autour du placard a conduit assez naturellement à la création de livres d’artiste que je fais dans le même esprit. Dans les deux cas, on retrouve l’arsenal technique de l’estampe et celui de l’édition dans sa forme classique, la typographie au plomb ou plus moderne, l’infographie. Depuis le premier duo avec l’auteur lyonnais Hervé Bauer, une trentaine d’écrivains se sont prêtés à l’exercice pour produire à ce jour environ 150 placards à la double signature dont Jacques Jouet, Daniel Sardet, Gilbert Lascault, René Belletto, Bruno Duborgel, Antoine Emaz, Serge Gavronsky (ci-contre), Lionel Bourg, Michel Butor et plus récemment André Spears
bourg
placard avec Lionel Bourg
duborgel
placard avec Bruno Duborgel