Scanreigh et Biver

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Dessins

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dimanche, janvier 1 2006

D'après les gravures du Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg — 3 à 7

Après le réveillon, je dessine en somnolant à partir d’une gravure de Sebald Beham que les spécialistes ne confondent pas avec Barthel Beham son frère. On sait de Sebald qu’il tenait une taverne et menait une existence tumultueuse. Je m’interesse surtout à la main du paysan qui semble se saisir du … coin déchiré de la feuille.
Sur cette époque, je conseille Peintres et vilains de Maurice Pianzola, aujourd’hui réédité aux Presses du réel(diffusion Hazan).

D'après les dessins du Musée des Beaux-Arts de Nîmes — 2 & 3

Je poursuis avec le dessin d' Antoine Watteau et cette tache rouge sang qui lui vole presque la vedette. Cet accident fait mon bonheur !

samedi, décembre 31 2005

D'après les gravures du Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg — 1 & 2

dessin

Pas de catalogue du Cabinet graphique de Strasbourg dans ma bibliothèque ? Cela m’étonne. À l’annexe (la bibliothèque de la Part Dieu d’à côté), pas mieux. Avec ça, le site des musées strasbourgeois n’est pas très clair, sauf pour les publications récentes. Sur le dessin, il y a un Gustave Doré, exposition et catalogue ; j’ai raté l’une et l’autre. Pourtant Gustave Doré m’intéresse, et les occasions de m’y replonger sont là. Comme dans ce numéro 1 des Cahiers Dessinés, Frédéric Pajak en conversation imaginaire avec Doré, basée d’ailleurs sur les collections strasbourgeoises ; et puis une trouvaille récente chez un bouquiniste du Vieux-Lyon, “Hérodote”, chez qui je vais régulièrement boire le café et écouter des lyonnaiseries. La trouvaille c’est Versailles et Paris recueil de dessins de Doré exécutés (sans jeu de mot) pendant son exil à Versailles aux plus chaudes journées de la Commune de Paris, édité par Plon en 1907.dessin Dans le site des musées strasbourgeois, on apprend que le Cabinet des Estampes constitué en 1890, est riche de plus de 220 000 œuvres, allant du XVe au XXe siècle. Des Dürer, des Baldung-Grien, 470 eaux-fortes de Callot et les lithographies de Daumier entres autres. À l’heure où le dessin est tendance, on espère une politique d’édition de ce fonds par l’energique Fabrice Hergott.
Finalement, pour ce que j’entreprends actuellement (cf. rubrique “Dessins d’après dessins anciens”), je me rabats sur le catalogue Les Dieux comme les hommes, un choix de Jean-Louis Schefer dans les estampes du Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg. Je les connais presque trop bien, mille fois regardées lorsque j’ai commencé à graver au début des années 80. La préface de Schefer est décevante, je préfère désormais le détail du concret dans l’esprit de Brigitte Baer dont je viens d’apprendre hélas la disparition. Son travail sur les gravures de Picasso est un modèle du genre.
Mais le catalogue Schefer m’a tout de même offert du Aldegrever (1502-1558) à décortiquer : deux gravures Loth quittant Sodome puis Hercule portant les colonnes.

vendredi, décembre 30 2005

D'après les dessins du Musée des Beaux-Arts de Nîmes — 1

Après le musée des Tissus de Lyon, le musée des Beaux-Arts de Nîmes. Des musées, tous les deux arpentés. Mais au risque de me répéter, pour dessiner leur contenu, c’est uniquement d’après catalogue.
dessin
Première esquisse en regardant une étrange sanguine d’Antoine Watteau. Dans la foulée, je m’intéresse aussi à la belle coulée accidentelle qui la macule.
Depuis que je donne des cours aux Beaux-Arts de Nîmes, je me dis que je devrais davantage visiter les musées de la ville. Pascal Trarieux qui dirige et connaît à fond son musée, se prête à de savoureuses visites guidées. Lors d’une visite avec le peintre Olivier O. Olivier et quelques amis de passage à Nîmes, venus au vernissage de leur ami artiste panique, il m’a offert le catalogue du musée. Comme bien souvent, les institutions de province regorgent d’œuvres de maître ignorées comme cette Salomé recevant la tête de Saint Jean-Baptiste de Leonaert Bramer dont le catalogue dit qu’elle apparaît “comme une mise en garde sevère vis-à-vis de la perfidie des femmes”. Je n’en ferai rien pour l’instant, mon projet actuel se limite à dessiner d’après dessins.

jeudi, décembre 29 2005

D'après les dessins du Musée des Tissus de Lyon — 6 & 7

dessin Je reprends le dessin de l’anonyme déjà cité pour une version à la plume et à l’encre de chine.

Puis j’en entreprends un autre, en couleurs cette fois. Je me laisse guider par ce que je vois sur la page de gauche du catalogue, un autre dessin anonyme italien du XVIIe siècle. Le mélange de texte et de dessin me fait penser aux dessins de l’artiste américain Raymond Pettibon qui m’intéresse beaucoup.
dessin



Quelques bonnes raisons me feront lui consacrer bientôt un billet.

J’ai ajouté à mon dessin une tête qui fait une moue dubitative — et dans une bulle un clin d’œil au dessinteur de la côte ouest américaine.



mercredi, décembre 28 2005

D'après les dessins du Musée des Tissus de Lyon — 4 & 5

dessin Je précise que j’utilise pour ma série D’après les dessins du Musée des Tissus de Lyon, un catalogue édité en 1984 Dessins du XVIe au XIXe siècle de la collection du Musée des Arts Décoratifs de Lyon. dessinJ’essaie aujourd’hui de faire un sort au numéro 50 dudit catalogue, un dessin qui a tout pour me séduire “Etude d’après les satyres della Valle”, une étude anonyme du XVIIe siècle d’après des statues retrouvées à Rome — sans bras, une affaire qui apparemment parle aux historiens pour dater les dessins, faits soit à Rome soit à Fontainebleau d’après des moulages. Ma frivolité liquide tout ça d’un revers de bras (en bon état de marche, fort heureusement.)2200

mardi, décembre 20 2005

D'après les dessins du Musée des Tissus de Lyon — 1

dessin Voici le premier dessin d’une série que je projette de faire d’après la collection des dessins du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon… avec l’arrière-pensée d’en faire une exposition. J’avoue travailler d’après le catalogue et non pas d’après les originaux — trop difficiles d’accès.




samedi, novembre 26 2005

Pas de repentirs dans cet album

dessinLe très généreux bouquiniste alsacien, Marcel Pini de la “Compagnie des Arts” sis 12 rue du Vieil Hôpital à Strasbourg, m’a trouvé — une fois de plus — un spendide album entièrement vierge datant sans doute de la fin du XVIIe siècle, (27 x 19 cm). La pagination est manuscrite avec une encre brune dans le coin en haut à droite.
J’hésite à improviser dans un recueil aussi beau. J’y vais avec prudence dessinant d’après des dessins préexistants. Repentirs interdits dans cet album.

jeudi, avril 28 2005

Du quadrillé d'écolier au papier du XVIIe siècle

Un dessin grifonné au feutre dans un bloc de papier publicitaire se retrouve copié ici sur un beau papier du XVIIe siècle. Un peu de sanguine arrange bien l’affaire.

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