Scanreigh et Biver

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Dessins

Fil des billets

samedi, novembre 2 2013

ICI DANS ÇA de Mathieu Brosseau

brosseau Dessin pour la couverture du livre de Mathieu Brosseau, ICI DANS ÇA publié au Castor Astral.
Sophie Nauleau en a parlé dans son émission ”Ça rime à quoi” sur France Culture.
brosseau

mardi, février 19 2013

Dessins chomskiens

008
En triant des papiers j’ai retrouvé les restes d’un cours de linguistique avec des « arbres de Chomsky ». Ce sont des analyses de phrases sur un mode arborescent, phrases souvent complexes s’étalant en larges panoramiques sur plusieurs pages. Tout ça remonte à mes études dans les années 70. J’utilisais un papier très léger sur lequel j’écrivais à l’encre rouge. C’est sans doute l’aspect cabalistique assez joli du résultat qui vaut à ces pages d’avoir échappé à la poubelle jusqu’à aujourd’hui. Devant un tel record de survie je ne peux décemment plus les exterminer. Pourquoi pas alors — vu le contexte ambiant — leur réserver un recyclage artistique. Voici donc mes « arbres » marouflés sur du papier dessin et invités au dialogue avec l’univers plastique de Scanreigh. D’un langage à l’autre… Qu’en dirait maître Chomsky ? À l’époque où je m’appliquais à appliquer sa science, j’ignorais son radicalisme politique ; j’ai découvert la diversification de son intellect bien plus tard. Finalement, mes « arbres de Chomsky » transmutés en œuvres graphiques c’est éminemment chomskien !
007
detail4
detail1
detail2
Il existe 5 dessins de cette série :
2 au format 40x30 (50x40) cm ; 1 au format 32x22 (40x30) cm ; 1 au format 59x44 sans marges et 1 au format 31x79,3 cm sur un aggloméré de bois fixé sur chassis

mardi, janvier 1 2013

1er Janvier 2013

Les heureux destinataires de ma carte de vœux à paillettes en reconnaitront un fragment dans ce dessin intitulé “Treize”…

des

(62x47 cm, crayons de couleur et gouache sur Canson mi-teinte Touch … vraiment excellent !!!)

mardi, février 28 2012

Grands Dessins

Scanreigh ces dernières années a réalisé des dessins qui par leur degré d’élaboration et leur dimensions rivalisent avec la peinture. La comparaison s’arrête là car ce sont de purs dessins : technique, support papier, formes. Celles-ci doivent tout à la plume, aux crayons de toutes sortes, au gommage, c’est l’univers du dessin avec sa fraicheur et sa vibration bien à lui.
La seule chose qui chagrine un peu, c’est que la vie du dessin sur un mur demande un encadrement et une protection vitrée… ah ces foutues vitres !
Ces dessins feront partie de la sélection de la galerie Couturier de Lyon pour le salon Chic Dessin à Paris.

dessins

De gauche à droite :
Le Masque violet, technique mixte sur papier, 80x60 cm, 2011
Le Type des premières pensées, techn. mixte sur papier, 80x60 cm, 2011
La Figure devant le modèle, technique mixte sur papier, 80x60 cm, 2011
Hôtel Drouot, technique mixte sur papier, 80x60 cm, 2011

Petits dessins sur châssis

On ne le voit pas à l’écran, mais il s’agit de dessins sur toile et châssis, sorte de “chainon manquant” entre dessin et peinture (Scanreigh, faut-il le préciser, part toujours d’une base très dessinée pour peindre). Là, il décide de s’arrêter à mi-chemin. Ou plus exactement, il donne à ce dessin sur toile la “finition” qu’il donne à la version papier. Des quasi-tableaux sans arrière-goût d’inachevé. La dimension relativement réduite (40x 40 cm) facilite les choses : régularité du carré, motif unique ou presque dans la tonalité quasi-monochrome de l’encre et de la sanguine. C’est une sobriété qui contraste avec les agencements de formes et de couleurs nettement plus turbulents de certains autres dessins et tableaux.

dessins

Dessins noirs … encore

dessin

Le fond noir leur vaut le qualificatif de « dessins noirs » alors qu’il s’agit de dessins en couleurs !
On dit parfois de Scanreigh qu’il use et abuse des couleurs mais il y chez lui une permanence du noir qui s’est manifestée lorsqu’il a mis les mains dans le cambouis de la gravure, de l’estampe en général qui accompagne son évolution vers le figuratif. Noir de la linogravure, des bois gravés et des premières lithos (charbonneuses) en 1983. Le fond blanc n’y fait rien, ce sont des œuvres noires.

De vrais fonds noirs existent aussi pour des estampes comme celle-ci réalisée en 1989 avec Item-éditions. Il s’agit d’un bois gravé sur Japon noir (97x63 cm) tiré à 30 exemplaires (+ 4 épreuves d’artiste)

estampe

Ou bien encore ces bois gravés de 1992 (41x 29 cm) édités par Scanreigh.

estampe

Ce qui distingue les dessins sur fond noir de 2011 et 2012, outre leur systématicité, c’est cette tension particulière entre la vivacité des crayons de couleur et l’obscurité du fond qui les pompent littéralement. Les crayons qu’utilise Scanreigh sont d’une pigmentation exceptionnelle, il faut ça pour arriver à remonter le dessin vers la surface. Parfois il faut neutraliser le fond avec des lavis. C’est ce qui fait le charme de ces dessins qui luttent pour ne pas être enterrés. De ce fait ils ne sont pas faciles à photographier. Plus que d’autres, ces dessins demandent à être vus en  vrai. Ils revendiquent leur statut d’original.

dessin

jeudi, août 25 2011

Dessins noirs

desssin

L’exposition Odilon Redon au Grand Palais et actuellement à Montpellier (jusqu’au 16 octobre 2011) y est peut être pour quelque chose ? ! Car mes récents dessins noirs sont une manière de revenir à Redon et en particulier à son goût du noir. Je lui avais déjà rendu hommage il y a quelque temps par des allusions à sa figuration. Mes dessins actuels ne sont pas une manière d’aller au noir mais plutôt d’en sortir : ils remontent vers la couleur tout en conservant en réserve le fond noir dont ils sont issus.

desssin

Si Redon s’est momentanément greffé dans mes préoccupations c’est que j’ai également préparé une conférence à son sujet pour l’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes. A cette occasion j’ai découvert l’étude de Douglas Druick, un très excitant historien d’art, organisateur de l’exposition Jasper Johns Gray en 2008 et auteur avec son collègue Peter Kort Zegers de 400 pages exclusivement consacrées aux deux mois que Gauguin et Van Gogh ont passé ensemble dans la fameuse Maison jaune d’Arles. Si j’ai raté l’exposition, j’ai dévoré d’une traite le gros volume heureusement traduit en français. Après toute cette mise en condition je suis sans doute mûr pour m’attaquer, graphiquement s’entend, aux quatre cyprès devant notre petit balcon qui donne sur la porte Auguste inondée par le soleil jaune de ce mois d’août.

samedi, octobre 30 2010

Variations pour gouache et gribouillis

planchette
Digression, oui. Ce sont des dessins à la gouache, des quasi peintures sur bois comme il n’y a pas si longtemps les Hublots sauf qu’il s’agit cette fois d’une œuvre collaborative d’un style particulier. Les étudiants des Beaux Arts de Nîmes ont fait une partie du boulot (à leur insu) en gribouillant les planchettes en bois qui leur servent de sous-main quand ils prennent des notes dans la salle de conférence, planchettes que j’ai récupérées juste avant leur passage à la poubelle.
Comme sur les pages imprimées des vieux livres, j’ai eu envie d’ajouter ma touche sur ces surfaces couvertes de gribouillis et de graffiti. C’est un hommage au griffonnage, la pratique du dessin la plus universellement partagée au monde.
Pour l’exemple en voici un typique faisant écho aux propos du corps professoral.
planchette
Pour une première vision, nous allons rester dans l’étroit périmètre de la salle de conférence qui inspira les griffonneurs, mon atelier et la librairie Jean Yves Lacroix, trois lieux dans un mouchoir de poche. Les cimaises étant inexistantes dans la librairie, les peintures vont s’immiscer dans les rayonnages de la librairie d’où le titre de l’exposition.

ON NE TOUCHE PAS AUX LIVRES

Librairie Jean Yves Lacroix
15, rue des Lombards, 30000 Nîmes, 04 66 76 17 93

Vernissage le vendredi 26 novembre 2010 de 18h à 21h
Ensuite, il est recommandé de prendre rendez-vous pour voir l’exposition, visible jusqu’au 15 décembre inclus.

P.S. Le bois, le sauvetage de la poubelle, les rayonnages de livres, ça me rappelle furieusement une histoire de ”fantôme” !

vendredi, septembre 17 2010

Dessins de l'été 2010

Dessiner en grand n’est pas simplement affaire de grossissement. Beaucoup de candidats mais peu d’élus à la grandeur.

pieds

gd

angle

tabouret

lundi, janvier 7 2008

Rencontre avec Réattu

La ville d’Arles s’est trouvé il y a quelques temps dans un circuit de travail organisé pour nos étudiants de l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Arles, j’y suis déjà venu, mais jamais dans ce musée dont je connais le nom en toute ignorance de son contenu… sauf qu’il s’y trouve une donation Picasso. Encore lui ! 57 dessins de 1971 plus un portrait (assez agressif) de Lee Miller de 1937 mis en dépôt par l’Hôtel Salé, la maison mère parisienne. Mais rendons à Réattu ce qui appartient à Réattu, maître du lieu. Il a bien mérité son musée ce Jacques Réattu !
En même temps que je découvre un artiste, je sens que je tiens une suite à mes Tocades. En particulier, lorsque je me trouve au beau milieu de la salle des six grandes grisailles (en moyenne 219 x 570 cm). J’aurais aimé voir les dessins préparatoires mentionnés dans le catalogue.reattu Je les ai remarqués pour leur facture néo-classique très ligne claire. Ce trait comme gravé à l’eau forte et ces compositions “narratives” font comme une immense BD, (je sais, c’est à la fois iconoclaste et très convenu de dire ça, mais bon, j’assume). Il y a aussi La Mort d’Alcibiade, tableau inachevé de 253 x 338 cm mêlant l’esquisse à des fragments très élaborés. Devant tout ceci, je suis impressionné, ravi, et stimulé dans ma libido de dessinateur compulsif. Pas de doute, il faut que je revienne sur place et que je tocade à fond.
reattu
reattu Comme un plaisir ne vient jamais seul, des correspondances avec des lectures du moment se manifestent. En préparant une conférence sur la caricature, je lis ceci dans La Caricature de Bertrand Tillier, (Les Éditions de l’Amateur, 2005) :
Les antinomies entre la caricature (d’une facture supposée grossière et d’un contenu prétendu vulgaire) d’une part, et le néo-classicisme et la peinture d’histoire d’autre part, s’atténuent dès lors qu’on observe certains de leurs fondements communs : l’image comme objet de propagande, le contenu moralisant et didactique, le recours au dessin, la métonymie et l’emblématique, l’allégorie….
Réattu sera du pain sur la planche de 2008. Plusieurs allers-retours Nîmes-Arles s’imposent. Et je vais m’approvisionner en bréviaires de toutes sortes. J’ai trouvé un exemplaire de la thèse de Katrin Simons sur Chapitre.com et un exemplaire de Jacques Réattu sous le signe de la Révolution chez Actes Sud.

lundi, octobre 1 2007

Dessin, la source des magazines


Soyons précis, l’histoire de l’art n’est pas l’unique source de mes dessins, des images graves ou frivoles le sont tout autant sauf que la plupart du temps il n’en reste pas de traces, soit parce que je les ai vues dans des recueils de photos empruntés, soit que je les ai sorties de journaux ou de magazines à la vie courte. Ici, par miracle, il me reste un montage fabriqué à partir de pages arrachées dans Citizen K, magazine de mode à 1 €. montage

Dessin-peinture et petits détails après-coup

dessin bleu
Certaines séries de dessins rehaussés sont presque des tableaux comme ceux des “Mélusines” ou ceux de la série en hommage à Jasper Johns. En rangeant, je tombe sur un grand dessin hybride, avec une serpente méluséenne à écailles sur un fond fait d’un un plan d’architecte. Ce plan est un clin d’œil à la représentation chez J.Johns du plan de l’appartement de son enfance. J’avais déjà fait cette allusion dans le Penrod N°8.
penrod
Et petit détail amusant : sur un fragment du plan en arrière fond on lit “Bains”, le lieu de la métamorphose de Mélusine en sirène lieu qui devait rester caché à la vue. Mais je ne l’ai pas fait exprès.

Quelques dessins de l'été 2007

ete07
ete07
ete07

vendredi, octobre 6 2006

Jasper Johns

Il n’y pas que le dessin des anciens qui fonctionne comme générateur d’idées ! Ça marche aussi avec celui des contemporains même si l’artiste américain Jasper Johns fait déjà figure de moderne classique pour ne pas dire de dinosaure. J’ai depuis longtemps une certaine inclination pour tout ce qu’il fait et cet été je tombe carrément dans l’hommage. Pourquoi pas ?
Pour cette série, le papier velours à pastel semble convenir, j’arrive même malgré l’extrême disparité de la matière à retrouver des effets “johnsiens” obtenus sur plastique ! Pour d’autres dessins , j’introduis des plans, clin d’oeil aux grandes peintures de 1992-94 où Johns emploie comme motif le plan de la maison de son grand-père à Allendale dans la Caroline du Sud.
Lors d’une exposition dans la Loire en 2004, j’évoquais dans le catalogue mon intérêt pour Johns où je notais que son dessin transpire l’effort et l’introspection. Je me souviens d’avoir vu au Kunstmuseum de Bâle ces encres sur plastique, un matériau qui chez ce grand praticien de la sérigraphie n’est pas surprenant.
Je décalque parfois mes propres dessins comme Johns semble le faire souvent ; c’est un plaisir étrange du faire artisanal, de la mise en couleur attentive et obéissante, un plaisir de copiste que l’exploration enfantine connaît bien.
Je dois dire que la méticulosité savante, le maniérisme sage de cette carrière artistique finissante me séduisent encore et toujours.
Fin octobre, je présenterai avec mon ami photographe Jean-Pierre Loubat, à la Librairie La Palourde de Nîmes, un double hommage, l’un à Jasper Johns et l’autre au très nîmois Claude Viallat. Un numéro de PENROD pour chacun des hommages paraitra dans la foulée.

mardi, avril 11 2006

Dessins pliés

dimanche, février 5 2006

D'après les dessins du Musée des Tissus de Lyon — 13 à 18

Je poursuis mes petites études à partir d’un catalogue de dessins du Musée des Tissus de Lyon. Aujourd’hui une feuille d’étude un peu confuse de Jean-Baptiste Greuze, d’après des moulages provenant des collections royales, datée de 1755 ou 1756. Je crois y voir un haricot sortant d’une bouche. Au bout du cinquième dessin je finis par comprendre qu’il s’agit du sourcil d’un personnage esquissé et tronqué par le fait que la feuile a été sans doute coupée. Si je vois des haricots où il n’y en a pas, j’ai des excuses : toutes les semaines, je fais des allez-retours entre Lyon et Nîmes, la patrie de Claude Viallat.

mercredi, janvier 18 2006

D'après les gravures du Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg — 8

La gravure est de H.Aldegrever Loth et ses filles, 1555. La reproduction dans le catalogue du Musée de Strasbourg n’est pas très bonne, je cadre une partie de l’image. A quoi pense la fille de Loth qui se tient derrière le père entreprenant? La vérité est peut être dans l’arbre comme l’image cachée dans le tapis? Un peu plus loin dans le catalogue le graphiste a lui aussi isolé la tête de la jeune fille et le creux vulvaire de l’arbre.

dimanche, janvier 8 2006

Dessins compliqués

À partir de quand les dessins deviennent-ils autre chose ? Le dessin ne serait-il que la trace d’un trait ? Mon plaisir à graver des centaines de cuivres entre 1983 et 2003 doit tenir de cela ! Dès que j’ajoute à mes premiers traits du lavis, de l’aquarelle ou de la gouache, j’ai l’impression de quitter le monde du pur dessin. De me retrouver dans un ailleurs forcément moins vrai et moins pur. Mais ma propension boulimique à additionner des couleurs sur des dessins compliqués me dit que je ne dois pas seulement aimer le “pur dessin”.

mardi, janvier 3 2006

Fleurs en vrac



fleur J’avoue dessiner avec devant moi un énorme bouquet de fleurs en plastique. Ça se voit, diront les malins !

D'après les dessins du Musée des Tissus de Lyon — 8 à 12



Sans doute une des plus belles acquisitions du Musée : Pluton et Cerbère du Rosso ! Pour les passionnés de maniérisme, je peux suggérer de lire Eric Darragon sur le Christ en gloire de Rosso Fiorentino à Città di Castello dans Maniérisme en crise publié par l’Académie de France à Rome en 1983.

- page 1 de 2