Le blog de Jean-Marc Scanreigh et de Françoise Biver

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samedi 2 février 2008

Odilon Redon : tête, tondo et quelques dessins de plus

tondo
La préparation de conférences me fait penser au tondo qui a pris son émancipation pendant l'expo à l'Antilope. Comme je ne l'aurai plus sous les yeux, je livre ce qui relie ce tableau à la conférence que je prépare (entres autres) sur Odilon Redon, artiste que je retrouve comme neuf dans le pavé édité par Hatje Cantz à l'occasion d'une exposition à la Kunsthalle de Francfort.
Odilon, en voilà un qui laisse "tout arriver" sans trop se poser de question. L'art comme captage de choses sans préméditation. Se surprendre de ce qu'on retient. J'aime bien. Pourquoi ça et pas autre chose ? C'était au temps où pendant qu'Odilon gravait, Sigmund, creusant dans son coin, se disait ça parce que ça.
1des
dess2






























AS IN A DREAM. ODILON REDON 336 pages, Hatje Cantz, 2007
ISBN-10: 377571894X
ISBN-13: 978-3775718943

vendredi 18 janvier 2008

Plaisir du Zervos dans GRYPHE, revue de la BM de Lyon. ENFIN !

Écrire sur le catalogue des œuvres de Picasso établi par Christian Zervos a occupé une part de mon mois d'août 2005. Puis, plus de nouvelles du commanditaire de l'article, la revue ''Gryphe''. Pour tout dire, on n'y croyait plus. L'article était-il oublié ou banni au fond d'un tiroir ? Non. C'est sans doute méconnaître les contraintes des publications institutionnelles qui doivent composer avec leur tutelle (enfin, je suppose). En l'occurrence, c'est la bibliothèque de Lyon qui édite. Et Gryphe, c'est du véritable contenu, pas de la poudre de com aux yeux : du fond au service du fonds. Celui de la bibliothèque de Lyon – des trésors ! – a de quoi remplir des siècles de revues !
gryphe
Gérard Corneloup ayant à cœur de de ne pas oublier le patrimoine plus moderne, avait demandé un jour à Scanreigh s'il avait une idée de texte répondant à ce souci. S'il y a un domaine où Scan est "pointu", c'est bien sur Picasso. Ayant consulté souvent pour lui-même les nombreux volumes du Zervos de la bibliothèque de Lyon, il a proposé ce catalogue comme sujet d'article. Et il m'est revenu de mettre en musique les brouillons et réflexions de Scanreigh sans y ajouter grand chose d'ailleurs car ma science perso est trop courte sur le sujet. Il faut préciser que Gryphe n'est pas une revue pour rats de bibliothèque mais s'adresse à un large public.
Le voilà donc l'article Plaisir du Zervos, notre troisième texte en provenance de la galaxie Picasso… avec une mise à jour judicieusement faite par la revue. En 2005, nous faisions allusion à l'enlisement d'un projet de Musée Zervos à Vezelay, musée, qui finalement et heureusement a été inauguré le 16 mars 2006.
Autre chose : j'aime bien le titre de la revue Gryphe, une complication graphique pour une simplicité phonétique qui fait parfaitement symbole pour une bibliothèque qui conjugue érudition et vulgarisation, sans oublier, dans le cas précis, l'évidente référence au "prince des libraires lyonnais", Sébastien Gryphe.

mardi 8 janvier 2008

Sur les murs de notre ex-annexe

bml La bibliothèque de la Part-Dieu, c'était comme une annexe de la bibliothèque de notre appart de Lyon. C'était tout près. C'était notre Internet d'avant l'Internet. Nous y allions pour tout, le plus utile et le plus futile. Nous avions même pondu un texte dans le bulletin Topo pour le dire. Juste avant notre départ de Lyon, nous avons assisté à l'inauguration de la nouvelle entrée de la bibliothèque. Voilà qu'en revenant pour l'exposition à l'Antilope en décembre dernier, Françoise a pu faire cette photo. Une de mes œuvres qui appartient au fonds Chomarat agrémente pour un temps le nouvel espace de la caféteria. L'usager de la bibliothèque ne soupçonne pas l'hommage réciproque (moi envers la bibliothèque, la bibliothèque envers moi) qui habite l'espace de son délassement.

lundi 7 janvier 2008

Rencontre avec Réattu

La ville d'Arles s'est trouvé il y a quelques temps dans un circuit de travail organisé pour nos étudiants de l'école des Beaux-Arts de Nîmes. Arles, j'y suis déjà venu, mais jamais dans ce musée dont je connais le nom en toute ignorance de son contenu… sauf qu'il s'y trouve une donation Picasso. Encore lui ! 57 dessins de 1971 plus un portrait (assez agressif) de Lee Miller de 1937 mis en dépôt par l'Hôtel Salé, la maison mère parisienne. Mais rendons à Réattu ce qui appartient à Réattu, maître du lieu. Il a bien mérité son musée ce Jacques Réattu !
En même temps que je découvre un artiste, je sens que je tiens une suite à mes Tocades. En particulier, lorsque je me trouve au beau milieu de la salle des six grandes grisailles (en moyenne 219 x 570 cm). J'aurais aimé voir les dessins préparatoires mentionnés dans le catalogue.reattu Je les ai remarqués pour leur facture néo-classique très ligne claire. Ce trait comme gravé à l'eau forte et ces compositions "narratives" font comme une immense BD, (je sais, c'est à la fois iconoclaste et très convenu de dire ça, mais bon, j'assume). Il y a aussi La Mort d'Alcibiade, tableau inachevé de 253 x 338 cm mêlant l'esquisse à des fragments très élaborés. Devant tout ceci, je suis impressionné, ravi, et stimulé dans ma libido de dessinateur compulsif. Pas de doute, il faut que je revienne sur place et que je tocade à fond.
reattu
reattu Comme un plaisir ne vient jamais seul, des correspondances avec des lectures du moment se manifestent. En préparant une conférence sur la caricature, je lis ceci dans La Caricature de Bertrand Tillier, (Les Éditions de l'Amateur, 2005) :
Les antinomies entre la caricature (d'une facture supposée grossière et d'un contenu prétendu vulgaire) d'une part, et le néo-classicisme et la peinture d'histoire d'autre part, s'atténuent dès lors qu'on observe certains de leurs fondements communs : l'image comme objet de propagande, le contenu moralisant et didactique, le recours au dessin, la métonymie et l'emblématique, l'allégorie....
Réattu sera du pain sur la planche de 2008. Plusieurs allers-retours Nîmes-Arles s'imposent. Et je vais m'approvisionner en bréviaires de toutes sortes. J'ai trouvé un exemplaire de la thèse de Katrin Simons sur Chapitre.com et un exemplaire de Jacques Réattu sous le signe de la Révolution chez Actes Sud.

dimanche 30 décembre 2007

"Hublots" à la Galerie L'Antilope à Lyon

fj
Décembre à Lyon, il faut laisser la préséance au 8 décembre, cela va de soi. Pour mon exposition à la galerie L'Antilope dans le 6e arrondissement, c'était le jeudi 13.
L'année dernière, presque au même moment, c'était "Tocades"; cette année, c'est "Hublots". L'année dernière, j'étais encore sur place, cette année, je reviens. Saveur particulière des retrouvailles avec les sympathiques tenanciers du lieu, avec les vieilles et les nouvelles connaissances
Depuis le temps que "nous" (ceux qui regardent et moi qui fait) remarquons que les matrices qui servent à imprimer les estampes sont des objets séduisants, je les conçois à cette fin. Je l'avais déjà fait pour la galerie Trait Personnel.
ocoxo
Pour l'exposition à l'Antilope, c'est de la même veine mais assez nouveau dans la mesure où il s'agit de mini-peintures sur fond noir gravé.
affiche
Le passage chez l'ami François-Jérôme enrichit aussi ma série d'affiches originales spécialement faites pour les vernissages. Petit tirage pour happy few.
Scanreigh - "Hublots"
Exposition du 13 décembre 2007 au 11 janvier 2008
mardi - vendredi, 15h - 18h, et sur rendez-vous
Galerie l’Antilope
99, rue Bossuet, 69006 Lyon, 06 82 57 94 58, 04 78 42 50 61
lantilope@wanadoo.fr
ocoxo
ocoxo

jeudi 8 novembre 2007

Librairie Les Nouveautés à Lyon, c'est fini

Fin de partie

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mardi 2 octobre 2007

Galerie Elsa Lorente : soirée de vernissage

elsaAmbiance, ambiance comme rarement pour ce vernissage à Vienne. L'écho a mis 11 jours pour parvenir dans ce blog, la connexion Internet ne marchait plus !!!! Cette poussivité est un véritable affront à Elsa Lorente qui a été impeccable sur toute la ligne. Sa galerie est aussi belle que son public est nombreux et acquis à son charisme. Bonnes bouteilles et buffet généreux, que demander de mieux.

bache
Le champagne était offert jusque tard dans la nuit. A 2 h du mat' Françoise et moi abandonnons Elsa avec ses amis qui n'en ont pas fini.
galeriePendant la soirée, je suis ravi de revoir des amis de Lyon dont François-Jérôme de L'Antilope, de parler projets avec Michel Chomarat, Bernard Pelazzo et Gérard Fourignon. Jacques Barry est là, il exposera bientôt dans le même lieu.
J'ai dédicacé un petit livre de Jean-Paul Badet édité par Jean-Pierre Huguet dans la série "Raretés" que dirige Michel Sottet, l'ex confrère d'Elsa de la Galerie des 7 Collines à Vienne où j'ai exposé il y a quelques années.
Cet automne, il s'agit de tableaux de 1992 à 2006 et le dernier cru nîmois de 2007.
galerie

"Scènes et Conciliabules" — Exposition Scanreigh

Galerie Elsa Lorente
13 rue Joseph Brenier — 38200 VIENNE
tel:fax 04 74 87 02 34
gsm 06 20 74 21 52

21 septembre - 30 cotobre 2007
mercredi - samedi de 15 h-19 h
ou sur rendez-vous
galerie.lorente@wanadoo.fr

Le récent site de la galerie lorente est en cours de finition
infos sur artpointfrance

lundi 1 octobre 2007

Dessin, la source des magazines


Soyons précis, l'histoire de l'art n'est pas l'unique source de mes dessins, des images graves ou frivoles le sont tout autant sauf que la plupart du temps il n'en reste pas de traces, soit parce que je les ai vues dans des recueils de photos empruntés, soit que je les ai sorties de journaux ou de magazines à la vie courte. Ici, par miracle, il me reste un montage fabriqué à partir de pages arrachées dans Citizen K, magazine de mode à 1 €. montage

Dessin-peinture et petits détails après-coup

dessin bleu
Certaines séries de dessins rehaussés sont presque des tableaux comme ceux des "Mélusines" ou ceux de la série en hommage à Jasper Johns. En rangeant, je tombe sur un grand dessin hybride, avec une serpente méluséenne à écailles sur un fond fait d'un un plan d'architecte. Ce plan est un clin d'œil à la représentation chez J.Johns du plan de l'appartement de son enfance. J'avais déjà fait cette allusion dans le Penrod N°8.
penrod
Et petit détail amusant : sur un fragment du plan en arrière fond on lit "Bains", le lieu de la métamorphose de Mélusine en sirène lieu qui devait rester caché à la vue. Mais je ne l'ai pas fait exprès.

Peintures de l'été 2007

peinture
peinture Résurgences discrètes d'une période lointaine. Certains reconnaîtront dans la zone centrale de cette peinture les fonds froissés des années 80. Les déménagements ont le mérite de faire remonter au dessus de la pile des choses stockées et oubliées… comme cette toile à effets pulvérisés que j'ai recyclée.
Si ça ne faisait pas commentaire "couture", je dirais que cet été j'ai mis la rayure à l'honneur. Pas mal de rose aussi. Plusieurs tableaux sont zébrées comme ceux-ci.
Dans ce tableau assez graphique, photographiée contre un miroir, l'effet n'était pas recherché mais comme il est là, je le laisse.

peinture

Quelques dessins de l'été 2007

Accrochage d'atelier

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samedi 28 juillet 2007

Picasso récurrent

Je m'intéresse beaucoup à Picasso et je trouve ce site américain très bien fichu. Il est animé par un professeur de l'université de Houston, un certain Enrique Mallen, qui pratique son Picasso comme un entomologiste. Sauf que dans sa tentative d'exhaustivité, il oublie nos contributions frenchies. Reconnaissons que leurs supports n'ont pas bénéficié d'une visibilité mondialisée. Il s'agit d'un texte paru en 2001, c'était une commande de préface pour le catalogue (devenu rare) Picasso, l'homme du trait, 60 ans de gravure édité par les musées de Belfort et Montbéliard à l'occasion d'une exposition de gravures de Picasso.
picasso
J'avais pris le parti de la subjectivité de l'amateur éclairé et proposé des petits paragraphes (coécrits avec Françoise) comme une sorte de voix off accompagnant le regard sur Picasso graveur mêlant des notations sur la "cuisine" de ses gravures ou bien sur le contexte historico-anecdotique de leur création. Le texte a été réédité dans la petite collection Hôtel Rivet de l'École des Beaux-arts de Nîmes.
L'autre texte était un article pour L'Imbécile, un magazine fondé par Frédéric Pajak qui a paru d'avril 2004 à l'été 2005. L'article s'appelait ''Picasso, victime du culte".
picasso
Il parcourait des publications à la fois récentes et plus anciennes sur Picasso pour constater que l'exégèse de plus en plus fouillée n'alimentait plus rien dans le domaine de la création et de ses débats.Malgré la qualité indéniable de certaines contributions, picasso l'entreprise vire franchement à la cryogénisation de son objet.
D'ailleurs Françoise ne manque pas de se moquer de mon congélateur personnel, (pas pour moi !) une bibliothèque entière pleine de livres sur Picasso que je ne renonce pas à ouvrir et à remplir de temps en temps d'une trouvaille faite chez un bouquiniste ou sur le ouèbe.

picassoRemarques à effacer
Musées de Montbéliard et Belfort, 2001


Picasso, victime du culte
l'Imbécile N°3, juin 2004